====== REFERENTIEL PISCINE ======

===== I BASSIN =====

==== I.1 REGLEMENTATION ====

La règlementation impose, pour les bassins, un lavage et une désinfection deux fois par an minimum.\\
En ce qui concerne les pataugeoires il faut les vidanger et les désinfecter toutes les semaines suivant l’ARS (anciennement DRASS).
Comme nous le voyant dans le schéma de fonctionnement (première page du manuel), on peut aspirer dans le bac tampon ou dans les bassins.
Le décret de 1981 fixe les règles d’aspiration (voir chapitre Règlementation Avril 1981) : 
Au moins  50% du débit doit être aspiré par la surface, c’est-à-dire par aspiration dans le bac tampon. En d’autres termes nous pouvons passer 100% du débit par la surface (donc 0% par aspiration dans le bassin) jusqu’à  50% par la surface (donc 50% par le fond).
Voir dans les chapitres suivants les règles à respecter pour les aspirations de fond (§1.4.2).
==== I.2 CALCUL DES DEBITS ====

Le débit de filtration minimum se calcule en fonction des profondeurs des bassins et de leur destination. Nous dénombrons 4 types de bassins : 
  * Les pataugeoires de 0 à 30cm de profondeur
  * Les fosses à plonger 
  * Les spas (hors règlementation)
  * Les autres bassins (ludique, sportif,….)


|**__Les pataugeoires :__**\\ Recyclage du volume toutes les **30 minutes** nous recommandons **20 minutes**\\ \\ **__Les fosses à plonger :__**\\ Recyclage du volume toutes les **8 heures** \\ \\ **__Les spas (jacuzzi) :__** \\ La règlementation (1981) n’en parle pas. Il faut partir sur **20 minutes** voir **10 minutes** \\ \\ **__Les bassins sportifs et ludiques :__**\\ Pour les hauteurs **inférieures à 1.50m** : recyclage toutes les **1h30** \\ Pour les hauteurs **supérieures à 1.50m** : recyclage toutes les **4h00**|


==== I.3 FMI ====

**FMI : Fréquentation Maximum Instantanée** (à ne pas confondre avec la fréquentation totale. La 
FMI est le nombre maximum de personnes se trouvant en même temps dans la piscine. Elle se calcule en fonction de la surface des bassins et du fait de sa localisation (intérieure ou extérieure). Elle peut être diminuée (pas augmentée) pour des raisons d’équipements insuffisants ou de sécurité (issus de secours). Elle est fixée par le règlement intérieur. 

|**__FMI : Les pataugeoires :__**\\ Piscine couverte : 1 baigneur par m² de bassin \\ Piscine découverte : 3 baigneurs pour 2 m² de bassin|

Exemples :
  *Une piscine découverte 50m*20m = 1000 m² permet de recevoir 1500 personnes en même temps.
  *Une piscine couverte 25m*10m = 250 m² permet de recevoir 250 personnes en même temps.

==== I.4 ÉQUIPEMENTS DANS LES BASSINS ====

=== I.4.1 Bouches de refoulements ===

Les buses de refoulements se déclinent en deux types, les bouches de refoulements installées en fond de bassin, aussi appelées à hydraulicité inversée et les bouches de refoulements en paroi.

Il faut également faire un choix suivant la structure du bassin, pour les piscines liner et préfabriquées, bouches de refoulements liner et pour les piscines maçonnés il faut choisir dans la gamme des bouches de refoulements béton (finition carrelage ou peinture).

Il existe principalement deux matières concernant les  bouches de refoulements, en inox 316L ou bien en ABS (plastique), et des buses filetés (souvent mâle 2’’) ou bien à coller. Il est également commercialisé des buses en laiton chromé, mais à éviter. 

Les diamètres les plus fréquemment utilisés sont : Ø63 (2’’), Ø75 (2’’ ½) et Ø90 (3’’).
Les valeurs maximales de débits pour du : 
  *Ø63 : 13 m³/h environ
  *Ø75 : 15 m³/h environ (moins commercialisés)
  *Ø90 : 20 m³/h environ

Il faut prendre en compte la vitesse de refoulement à la sortie de la buse qui ne doit pas être trop élevé (contrainte généralement spécifiée dans le cahier des charges).

__Pose en paroi (bouche à coller) :__

{{piscine:img_ref_pisc.png?nolink&500|}}

__Pose en radier (bouches de refoulements en fond de bassin) :__

{{piscine:img_ref_pisc1.png?nolink&500|}}

Les bouches de refoulements doivent être à l’arase du carrelage et non pas en saillie (sauf si demande particulière de l’architecte afin de facilier la découpe du carrelage autour des buses).

__Pose en paroi avec revêtement bassin type résine polyester et bouche à visser :__

{{piscine:img_ref_pisc2.png?nolink&500|}}

=== I.4.1 Bouches de refoulements ===
L’aspiration de fond est limitée à 50% du débit. La vitesse d’aspiration est limitée à 0.5 m/s dans les réseaux et à 0.3 m/s au passage de la grille (en surface). 
La grille de fond doit être supérieure à 1m² pour éviter les problèmes de succions, si la grille est inférieure à 1m² (1m*1m) il faut au minimum installer deux grilles espacées d’au moins 2 mètres et celles-ci raccordées en parallèles (c’est-à-dire sur le même réseau, avec une seule vanne pour ne pas pouvoir laisser même accidentellement une seule grille en fonctionnement)
Dans la mesure du possible nous essaierons de faire l’aspiration en deux points distincts.
La sélection des grilles peut se faire suivant le tableau ci-après.
Les grilles de fond ne devront pas présenter d’espace supérieur à 8mm et seront en inox 316L ou bien en ABS (l’inox 304L est interdit).

{{piscine:img_ref_pisc3.png?nolink&500|}}

__Différence entre la grille de fond et la bonde de fond :__ 
  *Pour installer une grille de fond il est nécessaire d’avoir un regard béton ainsi qu’une feuillure (facilite la pose).
  *La bonde de fond est une grille avec un ‘’regard’’ préfabriqué en polyester (plus cher à l’achat). Le kit est vendu ensemble.

{{piscine:img_ref_pisc4.png?nolink|}}

Concernant les bondes de fond il existe des plaque anti vortex afin d’éviter l’écoulement tourbillonnaire où les particules fluides tournent autour d'un axe instantané. L’anti vortex répartie équitablement le débit global sur la pièce d’aspiration, l'effet de succion et les risques de plaquage sont considérablement réduits.

{{piscine:img_ref_pisc5.png?nolink&600|}}

=== I.4.3 Goulottes ===
Les goulottes récupèrent gravitairement, au moins 50% du débit : les eaux de débordement.
La principale contrainte est la tolérance totale de débordement : <color /yellow>+/-2mm (procédure pour faire les mesures).
Voir dans le chapitre canalisation pour voir le calcul du nombre de descente et le dimensionnement des canalisations.</color>

Il existe trois types de goulottes :
  *« Wiesbaden » haute ou basse : dans laquelle vient se positionner la naissance de la pièce carrelée d’évacuation d’eau.

{{piscine:img_ref_pisc6.png?nolink&500|}}
  *« Finlandaise » (ou californienne) à débordement, largeur 20 cm à 30 cm en tête, raccordement de l’évacuation par plusieurs descentes, le nombre est à déterminer.
  *« Finlandaise » (ou californienne) à débordement de type collecteur, largeur 20 cm, avec une pente de 1cm par mètre minimum réalisée par le lot gros œuvre. L’eau de surverse sera collectée en bout de goulotte (partie basse)…

{{piscine:img_ref_pisc7.png?nolink&500|}}

__Descentes et méthode de fabrication/pose :__
Pour réaliser les descentes faire attention à l’interface avec le carreleur et sur la méthode d’étanchéité. 
  *Réalisation de platine en PVC et soudée avec le tube,
  *L’ensemble des descentes (le tube) devront être sablées/collées afin d’avoir une accroche idéale avec le béton pendant le scellement,
  *Ensuite sceller les descentes avec du mortier étanche (type Lanko 730 ou 731) et celles-ci doivent être arasées à  la maçonnerie (fond de goulotte).

__Pose sans platine PVC :__

{{piscine:img_ref_pisc8.png?nolink&500|}}


__Pose avec platine PVC :__

{{piscine:img_ref_pisc9.png?nolink&500|}}

__La pose peut être réalisée de deux manières différentes :__
  *La pose peut être incorporée pendant le coulage de la goulotte, faire attention à bien fixer les descentes pour éviter qu’elles ne bougent pas au coulage de la goulotte.
  *La deuxième méthode est le scellement suivant le descriptif ci-dessus, les réservations auront été données en phase préparation du chantier.

__Aquacentre de l’Arbresle :__

{{piscine:img_ref_pisc10.png?nolink&400|}}

__Piscine du Mont Dore :__

{{piscine:img_ref_pisc11.png?nolink&500|}}

__Piscine de Saint Yorre :__

{{piscine:img_ref_pisc12.png?nolink&500|}}

__Silencieux :__
Concernant les goulottes suivant le bruit générer par le débordement, il existante des silencieux en PVC, notamment vendu par le fournisseur Buchtal, Ø75mm, Ø86mm, Ø100mm.

__Silent 100 pour descente en Ø110 :__

{{piscine:img_ref_pisc13.png?nolink&500|}}

__Silent W2000 pour descente en Ø75 et Ø90 :__

{{piscine:img_ref_pisc14.png?nolink&500|}}

=== I.4.4 Piscine avec skimmers ===

Dans certains cas (ou dans le cas des piscines de particuliers) l’eau retourne à la filtration par le biais de skimmers qui permettent d’écumer les eaux en surface. Les skimmers remplacent donc le bac tampon et les goulottes, la pompe de filtration aspire directement dans ceux-ci. Il est préconisé d’installer un skimmer pour 25 m² de plan d’eau. 
Un skimmer est caractérisé par le débit à aspirer ainsi que son diamètre de raccordement. Il peut être soit en ABS ou en inox.

__Installation__

Les skimmers sont équipés de trop-plein, il est donc impératif de raccorder au moins l’un d’eux aux eaux usées. 

Bien vérifier le niveau de l’eau prévu lors de l’installation du skimmer. Le niveau final de l’eau en période de fonctionnement doit être à mi-hauteur du skimmer. En complément on peut effectuer un calage du skimmer avec un morceau de tube PVC. Voir schéma ci-après

Un skimmer peut-être raccordé en tube PVC-P rigide ou semi-rigide. Lors d’une installation en enterré, la deuxième solution est préférée (souvent utilisé pour les piscines de particuliers)
Généralement, il faut amener le réseau PVC-P semi-rigide jusqu’au skimmer, en dessous de l’orifice de raccordement, puis effectuer la remontée en rigide (recommandé par les fabricants).

__Exploitation__

Lors de l’exploitation, il est impératif du surveiller le niveau de l’eau. En effet si celui-ci est trop bas, les skimmers vont aspirer de l’air et les pompes vont caviter et se désamorcer.
C’est pourquoi il est préférable d’avoir une aspiration de fond pour pouvoir assurer un débit de filtration même en cas de manque d’eau. 

{{piscine:img_ref_pisc15.png?nolink&500|}}

__Raccordement d’un skimmer__ \\ \\

====== II - RESEAUX ======
===== II.1 RETOURS GRAVITAIRES =====

Les bases de calculs concernant les retours gravitaires sont les suivants : 
  *les pentes des canalisations d'allure horizontale seront de 1 cm/m minimum,
  *les coefficients de remplissage des canalisations d'évacuation d'allure horizontale seront de 7/10 par rapport aux diamètres des canalisations,
  *les réseaux de retours gravitaires des bassins extérieurs seront dimensionnés avec un surplus d'eau de 3litres/mn/m2,
  *Tube PVC Pression série 6 bars minimum (si autorisé par le bureau d’études) sinon 10 bars de qualité alimentaire.

__Ne pas oublier :__
  *Une ventilation primaire dans le caniveau de débordement au-dessus du niveau de fond de la goulotte et en tête de chaque canalisation de retour gravitaire. 
Cela facilitera l'écoulement de l'eau dans les canalisations. Ce réseau se fera impérativement au dessus du niveau d’eau maximum.
  *Dans certains cas, prévoir une double épaisseur de PVC (pour taraudage) à la fin du réseau afin d’installer une chambre de mesures de retours gravitaires (type Syclope).
  *Bien répartir l’ensemble des descentes sur la longueur de la goulotte pour ne pas mettre en charge la goulotte à certains endroits ou l’eau ne pourrait pas d’évacuer rapidement
(Prendre le débit d’écoulement linéaire de la goulotte et vérifier qu’il s’évacue correctement dans les descentes prévues en chaque point de la goulotte).

\\
===== II.2 ASPIRATION ET REFOULEMENT =====

Toutes les tuyauteries en pression seront en PVC de qualité alimentaire de la série pression épreuve minimale de 10 bars. Les tuyauteries seront dimensionnées pour respecter les vitesses de circulation d’eau :
  *Aspiration des pompes : vitesse < 1,5 m/s,
  *Refoulement : vitesse < 2 m/s,
  *Pertes de charges < à 30 mmCe/ml,
  *Canalisations en PVC pression, classé M1, qualité alimentaire, conformes aux normes NFT 54-003-016-029-028, assemblage par collage y compris.

Seul les canalisations pour raccorder les secondaires des échangeurs seront réalisés en PVC-Chaleur de préférence type Glynwed et non pas HTA (plus cher).

Dans le thermalisme il est parfois obligé de réaliser l’ensemble des canalisations en PVC-Chaleur suivant la température du fluide y circulant. (Voir les tableaux des propriétés physiques ci-après).

<color /yellow>Tableaux de conversions entre le diamètre extérieur, le diamètre intérieur,  et le filetage :</color>

^ <color red>Ø extérieur(mm)</color>  ^ <color red>Ø intérieur DN(mm)</color>  ^ <color red>Filetage(mm)</color>  ^
|  RAS                                |  8                                     |  1/4 "                           |
|  Ø16                                |  10                                    |  3/8 "                           |
|  Ø20                                |  15                                    |  1/2 "                           |
|  Ø25                                |  20                                    |  3/4 "                           |
|  Ø32                                |  25                                    |  1 "                             |
|  Ø40                                |  32                                    |  1 1/4 "                         |
|  Ø50                                |  40                                    |  1 1/2 "                         |
|  Ø63                                |  50                                    |  2 "                             |
|  Ø75                                |  65                                    |  2 1/2 "                         |
|  Ø90                                |  80                                    |  3 "                             |
|  Ø110                               |  100                                   |  4 "                             |
|  Ø125                               |  125                                   |  5 "                             |
|  Ø140                               |  125                                   |  5 "                             |
|  Ø160                               |  150                                   |  6 "                             |
|  Ø200                               |  175                                   |  8 "                             |
|  Ø225                               |  200                                   |  8 "                             |
|  Ø250                               |  250                                   |  10 "                            |
|  Ø315                               |  300                                   |  12 "                            |
|  Ø355                               |  350                                   |  14 "                            |
|  Ø400                               |  400                                   |  16 "                            |

Ci-après les références des différentes colles suivant le PVC-Pression et le PVC-Chaleur :

\\
===== II.3 VIDANGE =====

Les vidanges les plus efficaces sont les vidanges gravitaires, c’est à dire à l’aide d’une vanne. Dans ce cas la vanne sera de Ø90 ou Ø110 minimum. Cela reste assez peu fréquent du fait des altimétries des bassins par rapport au fil d’eau des égouts. 
La vidange se réalise soit avec les pompes filtrations, avec une pompe de relevage ou  avec les deux.

\\
===== II.4 REMPLISSAGE DE L'INSTALLATION =====

Le remplissage se réalise du réseau d’eau de ville dans le bac tampon pour les appoints en eau de ville et directement sur les canalisations de fond du bassin ou éventuellement par les refoulements pour les remplissages rapide. 
Le remplissage rapide est utilisé lorsque les bassins sont vident et qu’on souhaite les re-remplir complètement (y compris le bac tampon).

La disconnexion physique est réalisée deux manières différentes : 
  *Pour le remplissage du bac tampon, la disconnexion entre le réseau eau froide ville et l’installation de traitement d’eau, est réalisée physiquement. Le remplissage est réalisé en partie haute du bac tampon, au dessus du trop plein du bac tampon donc aucun contact avec l’eau traitée chimiquement. 
  *Pour le remplissage rapide, la disconnexion est réalisée par une manchette démontable : 1ml de tube en PVC-Pression, avec deux vannes boisseaux sphériques d’isolements et deux raccords démontables. Lorsque le remplissage rapide n’est pas utilisé la manchette est démontée et stockée dans le local technique. 
  *Dans le cas d'une piscine sans bac tampon, la disconnection peut être assurée par un disconnecteur à zone de pression réduite, après autorisation de l'autorité sanitaire, ou avec un bac de disconnection.

{{piscine:img_ref_pisc16.png?nolink&500|}}

__Manchette démontable sur réseau de remplissage rapide du bassin__

\\
===== II.5 HIVERNAGE =====

Pour les bassins extérieurs, la période d’hivernage implique quelques précautions à prendre :
  *Vidange des réseaux susceptibles de geler (à l’extérieur et dans local technique)
  *Ne pas vider le bassin complètement si la piscine est sous une nappe phréatique et mettre des flotteurs d’hivernage
  *Si piscine liner, et si eau calcaire, mettre un séquestrant de calcaire avant arrêt de l’installation (risque de tâches sur le liner)


__Fiche technique de la colle PVC-Pression (PVC-U), (fournisseur Frans Bonhomme, référence : 73697F, prix 5.03€/litres) :__

{{piscine:img_ref_pisc17.png?nolink|}}
{{piscine:img_ref_pisc18.png?nolink|}}  
{{piscine:img_ref_pisc19.png?nolink|}}

__Fiche technique du décapant PVC-Pression (PVC-U), (fournisseur Frans Bonhomme, référence73663T, prix 3.42€/litres)  :__

{{piscine:img_ref_pisc20.png?nolink|}}

<color /yellow>__PROPRIETES PHYSIQUES PVC-Pression :__</color>

{{piscine:img_ref_pisc21.png?nolink&500|}}

__Colle PVC-Chaleur Glynwed : __ 
Fournisseur Sorodist
Référence – THFPVCC (21€ environ), colle de la marque IT3 type N30

__Décapant PVC-Chaleur Glynwed : __ 
Fournisseur Sorodist
Référence – DECAPANTPVCC (9€ environ), décapant de la marque IT3 type L30

__Colle PVC-Chaleur GIRPI HTA : __ 
Fournisseur Pum Plastiques
Référence – 48151 (28€ le pot d’un litre), colle de la marque GIRPI type RERFIX

__Décapant PVC-Chaleur GIRPI HTA : __ 
Fournisseur Pum Plastiques
Référence – Décapant de la marque GIRPI type D171 plus

PROPRIÉTÉS PHYSIQUES PVC-Chaleur :

{{piscine:img_ref_pisc22.png?nolink&500|}}

\\
===== II.6 VANNES D'ISOLEMENTS =====

Jusqu’au Ø63, vanne en PVC-Pression type boisseau sphérique à coller avec joints EPDM.
Pour les réseaux d’acide, de chlore et des pédiluves prévoir des vannes avec joints viton.

A partir du Ø75, il existe deux types de vanne papillon : 
  *les vannes en fonte avec papillon inox 316L et joints EPDM (surtout pas en inox 304L),
  *les vannes en PVC-Pression y compris le papillon.

Par retour d’expérience les vannes en fonte sont conseillées car elles sont plus résistantes dans la durée et plus fiables.

<color /yellow>__Tableau de correspondance des diamètres avec la boulonnerie pour les vannes en fonte :__</color>

^Diamètre extérieur(mm)	^Diamètre intérieur(mm)	^Nombres de boulons	^Diamètre des boulons(mm) ^Longueur des boulons(mm) ^
|Ø63  |DN50      |4  |M16 |50  |
|Ø75  |DN65      |8  |M16 |50  |
|Ø90  |DN80      |8  |M16 |60  |
|Ø110 |DN100     |8  |M16 |65  |
|Ø125 |DN125/110 |8  |M16 |70  |
|Ø140 |DN125     |8  |M16 |70  |
|Ø160 |DN150     |8  |M20 |80  |
|Ø200 |DN200     |8  |M20 |85  |
|Ø225 |DN200     |12 |M20 |90  |
|Ø250 |DN250     |12 |M20 |100 |
|Ø315 |DN300     |12 |M20 |110 |

PS : Ne pas oublier de doubler les quantités des boulons car les vannes sont à oreilles taraudées donc par exemple 24 boulons pour une vanne en Ø225, Ø250 et Ø315

**__Tableau de correspondance des diamètres avec la boulonnerie pour les vannes en PVC :__** 

^Diamètre extérieur(mm)	^Diamètre intérieur(mm)	^Nombres de boulons  ^Diamètre des boulons(mm)	^Longueur des boulons(mm) ^
|Ø63	|DN50	   |4	|M16 |120 |
|Ø75	|DN65	   |8	|M16 |130 |
|Ø90	|DN80	   |8	|M16 |140 |
|Ø110	|DN100	   |8	|M16 |150 |
|Ø125	|DN125/110 |8	|M16 |170 |
|Ø140	|DN125	   |8	|M16 |170 |
|Ø160	|DN150	   |8	|M20 |190 |
|Ø200	|DN200	   |8	|M20 |210 |
|Ø225	|DN200	   |12	|M20 |220 |
|Ø250	|DN250	   |12	|M20 |270 |
|Ø315	|DN300	   |12	|M20 |110 |

\\

===== II.7 CLAPET ANTI-RETOUR =====

Jusqu’au Ø63, clapet anti-retour à boule en PVC- Pression ou Chaleur (suivant le tube).
Pour les réseaux d’acide, de chlore et des pédiluves prévoir des clapets avec joints viton.

A partir du Ø75, il existe trois types de clapets anti-retour : 
  *les clapets anti-retour en PVC avec joints EPDM,
  *les clapets anti-retour en inox 316L simple battant, 
  *les clapets anti-retour en inox 316L double battants.

Sur les clapets, des joints toriques sont installés, donc théoriquement il n’est pas nécessaire de rajouter des joints plats. Par retour d’expérience, il est indispensable d’installer des joints plats en compléments.

Les clapets doivent être installés aux diamètres des canalisations de refoulements et non pas aux diamètres des refoulements des orifices des pompes (pertes de charges supplémentaires et pas judicieux).

<color /yellow>**__Tableau de correspondance des diamètres avec la boulonnerie pour les clapets anti-retour en PVC type Gamma (à monter à l’aspiration des pompes, moins couteux):__**</color>

^Diamètre extérieur(mm) ^Diamètre intérieur(mm)	 ^Nombres de boulons  ^Diamètre des boulons(mm)	 ^Longueur des boulons(mm) ^
|Ø75	|DN65	   |4	|M16	|100|
|Ø90	|DN80	   |8	|M16	|110|
|Ø110	|DN100	   |8	|M16	|120|
|Ø125	|DN125/110 |8	|M16	|130|
|Ø140	|DN125	   |8	|M16	|130|
|Ø160	|DN150	   |8	|M20	|140|
|Ø200	|DN200	   |8	|M20	|160|
|Ø225	|DN200	   |8	|M20	|180|
|Ø250	|DN250	   |12	|M20	|190|
|Ø315	|DN300	   |12	|M20	|210|

<color /yellow>**__Tableau de correspondance des diamètres avec la boulonnerie pour les clapets anti-retour en PVC classique :__**</color>

^Diamètre extérieur(mm)	 ^Diamètre intérieur(mm)  ^Nombres de boulons	^Diamètre des boulons(mm)  ^Longueur des boulons(mm) ^
|Ø90	|DN80	    |8	|M16 |150 |
|Ø110	|DN100	    |8	|M16 |160 |
|Ø125	|DN125/110  |8	|M16 |170 |
|Ø140	|DN125	    |8	|M16 |190 |
|Ø160	|DN150	    |8	|M20 |200 |
|Ø200	|DN200	    |8	|M20 |230 |
|Ø225	|DN200	    |8	|M20 |250 |
|Ø250	|DN250	    |12	|M20 |280 |
|Ø315	|DN300	    |12	|M20 |280 |

<color /yellow>**__Tableau de correspondance des diamètres avec la boulonnerie pour les clapets anti-retour en inox 316L simple battant :__**</color>

^Diamètre extérieur(mm)	 ^Diamètre intérieur(mm)  ^Nombres de boulons	^Diamètre des boulons(mm)  ^Longueur des boulons(mm) ^
|Ø63	|DN50	   |4	|M16	|100 |
|Ø75	|DN65	   |4	|M16	|100 |
|Ø90	|DN80	   |8	|M16	|110 |
|Ø110	|DN100	   |8	|M16	|120 |
|Ø125	|DN125/110 |8	|M16	|130 |
|Ø140	|DN125	   |8	|M16	|130 |
|Ø160	|DN150	   |8	|M20	|140 |
|Ø200	|DN200	   |8	|M20	|160 |
|Ø225	|DN200	   |8	|M20	|180 |
|Ø250	|DN250	   |12	|M20	|190 |


<color /yellow>**__Tableau de correspondance des diamètres avec la boulonnerie pour les clapets anti-retour en inox 316L double battant :__**</color>

^Diamètre extérieur(mm)	 ^Diamètre intérieur(mm)  ^Nombres de boulons	^Diamètre des boulons(mm)  ^Longueur des boulons(mm) ^
|Ø63	|DN50	|4	|M16	|130 |
|Ø75	|DN65	|4	|M16	|140 |
|Ø90	|DN80	|8	|M16	|160 |
|Ø110	|DN100	|8	|M16	|170 |
|Ø125	|    Pas de montage en Ø125, qu’en Ø140    ||||
|Ø140	|DN125	|8	|M16	|180 |
|Ø160	|DN150	|8	|M20	|200 |
|Ø200	|    Pas de montage en Ø200, qu’en Ø225    ||||
|Ø225	|DN200	|8	|M20	|250 |
|Ø250	|DN250	|12	|M20	|260 |
|Ø315	|DN300	|12	|M20	|270 |
|Ø355	|DN350	|12	|M20	|310 |
|Ø400	|DN400	|16	|M20	|310 |

**__Nature des joints plats :__** 
  *EVA (vendu par Sorodist, adapté pour piscine publique mais à éviter en thermalisme), 
  *EPDM (bonne résistance chimique et adapté en thermalisme), 
  *VITON  (appelé aussi FPM, excellente résistance chimique)

**__Tableau de correspondance des inox (attention seulement utiliser l’inox 316L et non pas l’inox 304L) :__**

^DIN    ^AISI   ^AFNOR   ^EN 10088   ^BS   ^SS ^
|1-4301	|304	|Z7 CN 18-09	 |X5 CrNi 18-10	        |304S31	|2333-28 |
|1-4307	|304L	|X2 Cr Ni 18-09	 |X2 CrNi 18-09	        |304S11	|2352-28 |
|1-4404	|316L	|Z3 CND 17-11-02 |X2 CrNiMo 17-12-02	|316S11	|2348-28 |
|1-4571	|316TI	|Z6 CNDT 17-12	 |X6 CrNiMoTi 17-12-02	|320S31	|2350-28 |
|1-4541	|321	|Z6 CNT 18-10	 |X6 CrNiTi 18-10	|321S31	|2337-28 |
|1-4845	|310S	|Z8 CN 25-20	 |	                |310S16	|2361-02 |
|1-4016	|430	|Z8 C 17	 |X6 Cr 17	        |430S17	|2320-02 |
|1-4305	|303	|Z8 CNF 18-09	 |X6 CrNiS 18-09        |303S31	|2346    |
|1-4509	|	|Z3 CTNb 18	 |X2 CrTiNb18	        |       |        |

\\
===== II.8 VANNES MOTORISÉES =====

Nous utilisons les vannes motorisées en piscine pour les applications suivantes :
  *Remplissage en eau de ville du bac tampon
  *Aspiration dans le bac tampon
  *Panoplie de filtration automatique
  *Création d’un débit de fuite sur les retours gravitaires
  *Maintien d’une canalisation en pression (dans les thermes)
  *Remplissage de cuve de stockage (en eau thermale dans notre cas)

Les deux premières applications nécessitent des moteurs avec retour à zéro par manque de courant (appelé aussi FAILSAFE) pour ne pas continuer à remplir le bac tampon dans le premier cas (ou garder la canalisation en charge si le niveau d’eau du bac tampon est en dessous des pompes), et pour éviter que le bassin ne se vide dans le bac tampon dans le deuxième cas lorsqu’il y a une aspiration de fond branchée sur le collecteur d’aspiration en amont des pompes.

La première caractéristique à prendre en compte est le type d’alimentation du moteur. Nous utilisons le TOR (tout ou rien) ou 0-10V (modulant)

**__Applications nécessitant du TOR :__**
  *Remplissage eau de ville du bac tampon
  *Aspiration dans le bac tampon 
  *Panoplies de filtrations

**__Applications nécessitant du 0-10V :__**
  *Création d’un débit de fuite sur le retour gravitaire pour garantir le renouvellement d’eau journalier règlementaire
  *Maintien d’une canalisation en pression 
  *Remplissage d’une cuve de stockage (eau thermale) lorsqu’il est exigé d’avoir un niveau constant dans la cuve.

Les moteurs sont caractérisés également par leur couple (selon type et diamètre de la vanne et si elle est équipée du FAILSAFE ou non, à préciser au fournisseur)

Les moteurs sont aussi caractérisés par leur indice de protection (IP). 

__Ci-dessous un tableau récapitulatif de ces indices (applicable à tout les appareils électriques bénéficiant d’un indice IP).__

^Indice	 ^1er chiffre (dizaine) = Protection contre la poussière  ^2nd chiffre (unité) = Protection contre l'eau ^
|0	|Aucune protection.	                                |Aucune protection.|
|1	|Protégé contre les corps solides supérieurs à 50 mm.	|Protégé contre les chutes verticales de gouttes d'eau.|
|2	|Protégé contre les corps solides supérieurs à 12,5 mm.	|Protégé contre les chutes de gouttes d'eau jusqu'à 15° de la verticale.|
|3	|Protégé contre les corps solides supérieurs à 2,5 mm.	|Protégé contre l'eau en pluie jusqu'à 60° de la verticale.|
|4	|Protégé contre les corps solides supérieurs à 1 mm.	|Protégé contre les projections d'eau de toutes directions.|
|5	|Protégé contre les poussières.	                        |Protégé contre les jets d'eau de toutes directions à la lance (buse de    6,3mm, distance 2,5 m à 3 m, débit 12,5 l/min ±5%).|
|6	|Totalement protégé contre les poussières.	        |Protégé contre les forts jets d'eau de toutes directions à la lance (buse de 12,5 mm, distance 2,5 m à 3 m, débit 100 l/min ±5%).|
|7	|-	                                                |Protégé contre les effets de l'immersion (jusqu'à 1 m). La pénétration d'eau en quantité nuisible ne sera pas possible lorsque l'équipement est immergé dans l'eau dans des conditions définies de pression et de temps (jusqu'à 1 m de submersion).|
|8	|-	                                                |Matériel submersible dans des conditions spécifiées (immersion prolongée) au delà de 1 m et pendant 30 minutes. Normalement, cela signifie que l'équipement est hermétiquement fermé. Cependant, avec certains types de matériel, cela peut signifier que l'eau peut pénétrer, mais seulement à condition qu'elle ne produise pas d'effets nuisibles. Protection contre la submersion.|
|9	|-	                                                |Matériel submersible dans des conditions spécifiées (immersion prolongée) au delà de 1 m et Protection contre le nettoyage à haute pression. Normalement, cela signifie que l'équipement est hermétiquement fermé et qu'il peut résister à une haute pression d'eau.|
|9K	|-	                                               |Matériel submersible dans des conditions spécifiées (immersion prolongée) au delà de 1 m et Protection contre le nettoyage à haute pression. Normalement, cela signifie que l'équipement est hermétiquement fermé et qu'il peut résister à une haute pression d'eau. Norme pour Alimentation/Cuisines/etc...|

Les moteurs que nous installons sont au minimum IP65 (en général pour les vannes à boisseau sphérique), et jusqu’à IP68 (pour les vannes papillon, avec volant manuel).

===== II.9 SUPPORTAGE =====

==== II.9.1 Espacements des supports ====

Réalisation de l’ensemble du supportage en galva sauf dans les zones à fortes concentrations chimiques ou le supportage devra être réalisé en inox 316L. (Bac tampon et stockage des produits chimiques)
Toutes les canalisations seront fixées  à l'aide de colliers et accessoires de fixations définis ci-dessous. Les colliers seront espacés de 1.50 m au maximum dans les parties rectilignes et de 0.40 m environ de part et d'autre des courbes et coudes.
De plus, le serrage du tube dans le collier comprendra l'interposition d'une bague d'isolation anti-vibratile.

<color /yellow>L'intervalle entre les fixations, voir le tableau suivant :</color>

{{piscine:img_ref_pisc23.png?nolink&800|}}

__Ps : Par retour d’expérience, ne jamais dépasser une distance d’1,5m entre les colliers.__

==== II.9.2 Dilatation des réseaux ====

Un soin tout particulier sera apporté à la pose des canalisations et des fixations de façon à permettre une bonne dilatation des canalisations, principalement dans les grandes longueurs droites.

__Exemple du calcul, données techniques :__\\
Réseau en PVC Pression Ø140\\
Longueur droite de 23 ml\\
Température de fonctionnement du réseau : 34°C\\
Température ambiante pendant la pose des réseaux : 15°C

__Formules :__\\
∆L = L*∆T*α\\
∆L : La variation de longueur en mm\\
L : Longueur en m\\
∆T : Différentiel de température en °C entre la température du réseau et la température au moment de la pose du réseau\\
α : Coefficient de dilatation linéaire mm/m/°C - PVC-U =0.08 , PVC-C =0.065 

H(B) = K *√(Øext*∆L)\\
H(B) : Longueur de la lyre en mm\\
K : Coefficient en fonction du matériau - PVC-U = 33.5, PVC-C = 36\\
Øext : Diamètre extérieur de la canalisation\\
∆L : La variation de longueur en mm

__Calculs :__\\
∆L = L*∆T*α\\
∆L = 23*(34-15)*0.065\\
∆L =  28.41 mm

H(B) = K *√(Øext*∆L)\\
H(B) = 33.5*√(140*28.41)\\
H(B) = 2113 mm soit 2.12m au total de lyre ou mise en place d’un manchon de dilatation 

\\ \\

====== III BAC TAMPON ======

===== III.1 ROLES =====
- Assurer, comme son nom l’indique, un effet ‘tampon” vis à vis des variations de hauteur dans le bassin en fonction de la fréquentation, \\
- Récupérer gravitairement l’eau de surverse des goulottes, \\
- Servir de bac de disconnexion pour les apports d’eau neuve \\

===== III.2 ENTRETIEN =====

Le bac tampon doit être maintenu aussi propre que les bassins. Le bac tampon sera nettoyé avant la mise en service de l’installation. Nous conseillons, cependant, de le faire une fois par mois, pendant la période d’ouverture.

===== III.3 INSERT DANS LE BAC TAMPON =====

Dans un bac tampon il y a au moins 7 orifices (9 parfois) (voir page suivante):
  *Aspiration pompe,
  *Trop plein,
  *Ventilation (extraction d’air),
  *Retour gravitaire,
  *Niveau (tube transparent) et vidange,
  *Arrivée d’eau froide de ville, (minimum 30 litres/baigneurs/jours)
  *Trappe d’accès,
  *Parfois le retour de la chambre de mesures
  *Parfois un évent

Les inserts se font de deux manières : 
  *Soit avec des inserts : manchon PVC pression pris entre banche pour permettre par la suite le collage de part et d’autres du manchon. Le manchon sera traité sur sa partie extérieure par le collage (colle PVC) de silice (sable des filtres).
  *Soit avec une réservation dans laquelle passe ensuite le tube. Le passage du tube sera traité par collage de silice et le scellement par du LANKO 730 ou 731 arasé au béton __(surtout pas en surépaisseur car sinon cela engendre des problèmes d’étanchéité et de conception avec des bacs tampons carrelés).__

Le supportage dans le bac tampon sera réalisé en inox 316L et non pas en galva (tiges filetées, colliers, consoles, rails, chevilles mécaniques, ti-fix etc..)

__Les différentes techniques afin de limiter le taux de chloramines :\\
**Installation de stripping :**__\\
Un système de « stripping » par brassage d’eau dans les bacs tampon améliorant le dégazage : les goulottes pénétrant dans le bac tampon seront percées sur une longueur suffisante pour favoriser un écoulement en « jet de pluie » \\ (= brassage et agitation de l’eau dans le bac pour le dégazage de l’eau).
Pour réaliser le stripping, percer la canalisation avec des trous de Ø2cm en quinconces et des ouvertures en partie haute de la canalisation afin de pouvoir nettoyer les retours gravitaires (pansements, feuilles etc...) \\
__**PS : Ne pas réaliser la plaque brise jet et le stripping, doublon.**__ 

{{piscine:img_ref_pisc24.png?nolink&500|}}

__**Plaque brise jet :**__
Une plaque brise jet dont le but est d’éclater la chute d’eau à l’arrivée dans le bac tampon afin d’aider la ventilation mécanique à éliminer les chloramines. Elle sera constituée d’une plaque en inox 316L ou en PEHD placée sous le retour des eaux de bassin. 
Concernant la matière de la plaque, privilégier le PEHD. Faire attention au positionnement de la plaque, afin de ne pas éclabousser la zone de la trappe du bac tampon lorsqu’on l’ouvre. \\
__PS : Ne pas réaliser la plaque brise jet et le stripping, doublon.__ 

{{piscine:img_ref_pisc25.png?nolink&500|}}

__Blower :__ 
L’installation d’un blower pour l’injection d’air via une ou plusieurs plaques a bulles en inox 316L, directement dans l’eau du bac (ce qui équivaudra à l’oxygénation de l’eau du bac). Celles-ci seront positionnées de telle sorte à ce que toute la surface du bac soit traitée par bullage. L’installation des plaques à bulles, engendre la réalisation des regards béton, ne pas oublier les réseaux et les  vannes de vidange des regards. 

__Ventilation mécanique :__  
La ventilation du bac tampon est assurée par un extracteur (en polypropylène) afin d’extraire les trichloramines dans le bac tampon et pas dans le bassin.

{{piscine:img_ref_pisc26.png?nolink&500|}}

__Figure  - Bac tampon__
\\
\\

===== III.4 APPORT D'EAU =====

==== III.4.1 Règlementation ====

La règlementation impose un renouvellement d’eau de 30 litres par baigneur ayant fréquenté l’établissement. Cette eau est amenée et déconnectée au niveau du bac tampon. La régulation de l’apport d’eau se fait automatiquement.
Il s’avère que la valeur de 30litres est très faible et il faut lui préférer une valeur entre 60 et 100 litres par baigneur. 

==== III.4.2 Fonctionnement ====

La gestion du niveau dans le bac tampon est assurée par une vanne motorisée asservie à une mesure de niveau.
La mesure du niveau dans le bac tampon peut être réalisée avec plusieurs technologies. 
Tout d’abord une sonde de niveau piézo-électrique qui permet de gérer l’ensemble des niveaux avec une seule sonde.
La deuxième solution est une sonde de pression installée sur la vidange du bac tampon (en amont de la vanne de vidange), suivant la pression mesurée dans le bac tampon nous connaitrons la hauteur d’eau présente (obligation d’avoir un automate).
La troisième solution (la plus classique) est une sonde de niveau souple résistive. Pour cela il faudra 5 sondes (niveau de référence, niveau très bas, niveau bas, niveau haut et niveau très haut).

  *La sonde référence (si-nécessaire) est toujours installée au fond  du bac tampon.
  *La sonde niveau très bas, est un niveau de sécurité. Si le niveau descend en dessous de la sonde, l’installation s’arrête car il y a un problème de fonctionnement. Soit au niveau de l’alimentation du bac, soit l’eau ne revient pas dans le bac tampon. (Fuite dans le réseau gravitaire).
Attention à bien prévoir un réarmement manuel afin de redémarrer l’installation ;
  *La sonde niveau bas et haut permettent de tenir dans le bac tampon un niveau d’eau moyen pour le bon fonctionnement de l’installation.
  *La sonde de niveau très haut, n’est qu’une information, indiquant le plus souvent que l’on rejette l’eau à l’égout via le trop plein. Ce niveau ne doit pas arrêter l’installation.

Dans les installations ne pas oublier de prévoir un bouton rotatif en façade de l’armoire électrique avec un retour de position automatique permettant d’augmenter le niveau dans le bac tampon jusqu’à atteindre le niveau très haut (quelque soit le niveau dans le B.T). Cela permet d’avoir une quantité d’eau plus importante pour pouvoir nettoyer les filtres. La commande doit rester active jusqu’à atteindre le niveau très haut, lorsque le niveau très haut est atteint, la vanne de remplissage automatique doit se refermer.

==== III.4.3 Panoplie de remplissage ====

Le remplissage s’effectue par l’intermédiaire d’un départ depuis l’alimentation en eau de ville (ou eau thermale) spécifique à l’installation de traitement d’eau.
Dans l’ordre, généralement nous installons une vanne de barrage, un filtre à tamis, un disconnecteur type BA, un compteur volumétrique, un vanne motorisée et un bypass sur la vanne motorisée (pour la maintenance ou en cas de moteur défectueux). Généralement nous mettons en place un remplissage rapide du bassin depuis cette panoplie, __toujours après la vanne motorisée__ avec une manchette démontable (facultatif si présence d’un disconnecteur mais souvent demandée) et une canalisation branchée sur le réseau de la grille de fond ou réseau de refoulement.
Dans le cas ou le local technique n’est pas sous le bassin, il est nécessaire de faire un réseau pour remplir l’installation en eau de ville pour que les pompes s’amorcent (à réaliser en amont des pompes de filtration).

==== III.4.4 Entretien ====

Les sondes de niveaux sont à nettoyer à chaque arrêt de l’installation (pas les sondes piézo-électrique).


==== III.4.5 Augmentation de l'apport d'eau neuve ====

Si vous désirez augmenter l’apport d’eau, pour des raisons de chlore combiné (chloramines), trop important par exemple, il suffit de créer un débit de fuite sur un retour gravitaire. Dès que cela est possible, faire ce piquage systématiquement entre le retour gravitaires et le regard E.P ou EU (voir en fonction de l’ARS). \\
__Cas particulier :__ Pour les travaux avec les thermes, prévoir systématiquement un piquage sur les retours gravitaires, avec une vanne motorisée, un débitmètre et des vannes d’isolements afin d’effectuer les renouvellements d’eau automatiquement en fonction de la fréquentation de l’établissement (30l/b/j). Le calcul d’ouverture de la vanne motorisée est à réaliser dans l’automate et penser à lisser l’ouverture de la vanne motorisée sur une journée complète d’ouverture (et non pas sur quelques minutes).

==== III.4.6 Réglage des niveaux ====

Définition des volumes : voir figure page suivante : 
  *V3 : entre NH et NTH
  *V2 : entre NB et NH
  *V1 : entre NTB et NB
  *V0 : Volume de sécurité

__Calcul rapide :__ 

Volume V0 : 	ce volume de sécurité est définir par la position du niveau très bas. Cette sonde doit être réglée sur le dessus du tube d’aspiration de la pompe.

Volume V1 : 	ce volume doit être capable de récupérer le volume que correspond au volume des baigneurs qui sortent du bassin. Prendre la FMI du bassin et la multiplier par 50 litres. 
Exemple : un bassin intérieur de 250 m² donne 250*50 = 12,5 m³.

Volume V2 : 	ce volume est la conséquence du calcul du volume V1 et V3. La hauteur ne devra pas être inférieur à 10cm entre la sonde basse et haute, afin d’éviter le battement de la vanne. 

Volume V3 : 	Idem volume V1

Attention ces calculs sont des pré-dimensionnements. Il est parfois intéressant de faire intervenir le volume d’eau se trouvant dans les canalisations et le volume représenté par la lame d’eau. 

{{piscine:img_ref_pisc27.png?nolink&500|}}

\\ \\

====== IV PREFILTRE ======

===== IV.1 ROLE ET TYPE DE PREFILTRE =====

Le rôle du préfiltre est d’empêcher les débris, les objets, les matières fibreuses de grosse taille de rentrer dans la volute de la pompe et de l’endommager. En d’autres termes, il a un rôle de “dégrillage”.

__Préfiltre PEHD :__ 
  *1 corps cylindrique en PEHD (polyéthylène haute densité soude),
  *Fermé en partie supérieure par un couvercle transparent à ouverture rapide avec joint torique et poignées à ouverture rapide (papillons au minimum),
  *Ce panier sera amovible, de manière à permettre son nettoyage de façon périodique (section de passage minimum : 4 cm²/m3/h),
  *1 panier à l’intérieur tamis cylindrique en acier inoxydable 316 L, perforé de manière à retenir les objets de section supérieure à 5 mm (maille 0.5mm),
  *Pression de service 3 bars au minimum,
  *Piquage 12x17 sur le couvercle avec une vanne manuelle pour la purge d'air,
  *Piquage 12x17 avec vanne manuelle de vidange totale.

__Préfiltre en acier :__ 
Éviter les préfiltres en acier.

===== IV.2 ENTRETIEN =====

Le nettoyage du préfiltre sera fait au moins une fois par semaine.

===== IV.3 PROCEDURE POUR LE NETTOYAGE =====

  *Arrêt de la ou des pompes,
  *Fermeture des vannes avant et après le préfiltre,
  *Ouvrir la vanne de vidange en partie basse du préfiltre,
  *Ouvrir le couvercle et vider le panier,
  *Remettre le panier et refermer le couvercle. Ouvrir éventuellement la vanne avant le préfiltre pour le remplir afin d’éviter des purges très longue,
  *Ouvrir les vannes,
  *Remettre en route la pompe en purgeant le circuit.

===== IV.4 DIMENSIONNEMENT =====

Voir tableau et feuille suivantes pour les dimensionnements des préfiltres (perforation R5T8, avec R = perforation en rond, T = disposé en T et 8 est l’entraxe des trous.

^<color red>Débit (m³/h) à 1,5 m/s</color>  ^<color red>Ø corps (mm)</color>  ^<color red>DN de raccordement (mm)</color> ^
|17	|250	|65|
|27	|250	|80|
|41	|250	|100|
|53	|315	|125|
|59	|315	|125 (Ø140) |
|92	|315	|150|
|143	|315	|200 (Ø200)|
|182	|315	|200 (Ø225)|
|227	|400	|250|
|357	|500	|300|
|900	|630	|400|

{{piscine:img_ref_pisc28.png?nolink&800|}}

__Figure 1 – Préfiltre__

\\ \\

====== V POMPE DE FILTRATION ET CLAPET ======

===== V.1 GENERALITES ET ENTRETIEN =====

Le type de pompe sélectionné permet un niveau d’entretien très limité. Il suffit, en effet, de regarder sous la pompe s’il n’y a pas de fuite. Dans l’affirmative, il Iut faire changer la garniture mécanique seule pièce susceptible de s’user. 
Vérifier les connexions des pompes (serrages) lors de tous les arrêts techniques.
Les vannes après les pompes servent au réglage du débit. Elles doivent donc toujours être dans leur position actuelle.

Pour mesurer le point de fonctionnement des pompes nous avons placé un manomètre permettant de mesurer le niveau de pression en amont et en aval des pompes.

Nous utilisons deux types de pompes : \\
 - les Monobloc exemple ETABLOC de chez KSB, Xylem ou Calpeda (de loin les plus utilisés) \\
Avantages : Encombrement réduit et prix \\
Inconvénients : Moteur difficile à remplacer

 - les Normalisées exemple ETANORM de chez KSB \\
Avantages : Remplacement plus rapide du moteur de la pompe et surtout accouplement normalisé donc possibilité de passer avec une autre marque. \\
Inconvénients : Prix, encombrement et alignement des moteurs

===== V.2 QUELQUES NOTIONS =====

==== V.2.1 Perte de charge ====

C’est la pression perdue par un fluide en mouvement entre un point et un autre. Cette perte est mesurée dans notre métier en mCE (mètre de Colonne d’Eau). 

**10 mCE = 1 Bar \\
1 mCE = 0,1 Bar**

==== V.2.2 NPSH ====

Le NPSH (Net Positive Suction Head) c’est un élément qui est donné par les fabricants qui permet de calculer la Capacité Maximum d’Aspiration (Voir chapitre suivant).
Une pompe (amorcée et au niveau de la mer) en théorie peut aspirer au maximum 10,33 m en dessous de son axe une eau à 0°C. Le NPSH (voir courbe exemple) varie en fonction de la position du point de fonctionnement.

===== V.2.3 Capacité maximum d'aspiration =====

La CMA (Capacité Maximum d’Aspiration) c’est ce que peut aspirer une pompe. \\
Elle est fonction de:
  *la température du fluide
  *l’altitude de la pompe
  *du NPSH de la pompe
  *perte de charge à l’aspiration

La capacité d’aspiration d’une pompe est égale à;

**CMA = 10.33 - NPSH – Perte A – Perte T - Sécurité - H2**

Avec :

  *CMA : Capacité Maximum d’Aspiration
  *NPSH : à lire sur la courbe de la pompe
  *Perte A : Perte de la capacité d’aspiration en fonction de l’altitude de la pompe (Voir tableau)
  *Perte T : Perte de la capacité d’aspiration en fonction de la température du fluide (Voir tableau)
  *Sécurité : C’est une sécurité utilisée pour ne pas être à la limite de la cavitation : 1 mCE.
  *H2 : Perte de charge à l’aspiration

__**Exemple 1 :**__

//Données ://
  *pompe ETABLOC 100/200-754
  *point de fonctionnement 100m³/h – 16 mCE
  *eau de piscine à 27°C
  *pompe à St-Etienne
  *Perte de charge totale à l’aspiration : 2 mCE (H2)

//Résultats ://
  *NPSH : 2 mCE
  *Perte T : 0.4 mCE
  *Perte A : 1.3 mCE

**CMA = 10.33 – 2 – 1.3 – 0.4 – 1 – 2 = 3.63 mCE**

La pompe est capable d’aspirer 3.63 mCE (une fois amorcée) en-dessous de la pompe. Si le niveau descend, la pompe se désamorce et cavite.

__**Exemple 2 :**__

//Données ://
  *pompe ETABLOC 100/200-554 - 189 (la même pompe que l’exemple 1 mais avec un moteur de 5.5 kW)
  *point de fonctionnement 100 m³/h  - I2 mCE
  *eau de piscine à 27°C
  *pompe à St-Etienne
  *perte dé charge totale à l’aspiration : 2mCE (H2)

//Résultats://
  *NPSH : 6 mCE
  *Perte T : 0.4 mCE
  *Perte A : 1.3 mCE

**CMA = 10.33 – 6 – 1.3 – 0.4 – 1 – 2 = -0.40 mCE**

SI le niveau d’eau n’est pas au moins à 40cm au-dessus de la pompe, elle cavite.

==== V.2.4 HMT ====

L’HMT (Hauteur Manométrique Totale) est la pression que peut fournir une pompe. Elle se traduit par la différence entre la pression à l’aspiration et au refoulement.

==== V.2.5 Vitesse de rotation ====

Les pompes utilisées tournent avec une vitesse de :

 - 1450 tr/mn - 4 pôles : présente un fort débit pour une petite hauteur manométrique \\
Avantages : bonnes capacité d’aspiration, niveau sonore, fiabilité \\
Inconvénients : prix

 - 2900 tr/mn -2 pôles : présente un petit débit pour une forte hauteur manométrique \\
Avantages : prix, permet de vaincre de grosse perte de charge \\
Inconvénients : capacité d’aspiration moyenne et niveau sonore

===== V.3 DIMENSIONNEMENT =====

La pompe est définie par ce que l’on appelle un point de fonctionnement. Le point de fonctionnement d’une pompe se caractérise par un débit et une pression.

Le débit de la pompe est fonction des dimensions et des profondeurs du bassin (voir §1).

La pression est fonction :
  *des diverses pertes de charges des différents éléments constituants le circuit de traitement
  *de la différence de hauteur entre l’endroit où on pompe (le bac tampon ou le bassin) et l’endroit où on refoule (le bassin)

Nous avons :
  *H1 : Différence de hauteur entre les niveaux du bac tampon et du bassin
  *H2 : Perte de charge de l’ensemble de l’aspiration (avant pompe)
  *H3 : Perte de charge de l’ensemble du refoulement (après pompe)

{{piscine:img_ref_pisc29.png?nolink}}

__**Figure 2 - Dimensionnement pompe**__
\\ \\
===== V.4 COMMENT CONNAITRE LE POINT DE FONCTIONNEMENT (AVEC L'AIDE DE LA COURBE) =====

Pour connaître le point de fonctionnement d’une pompe il y a deux solutions:
  *Les manomètres de la pompe
  *L’ampérage de la pompe

==== V.4.1 Utilisation des manomètres ====

Nous utiliserons dans ce qui suit l’exemple de la pompe ETABLOC 100-200/754.

Ces vérifications (ou réglage) se réalisent à l’aide de la courbe.

La première chose à faire c’est de vérifier que la courbe correspond bien à la pompe. Pour cela mettre la pompe en route et fermer, avec une infinie précaution, la vanne après le refoulement.
Une fois fermée (faire en sorte que cela dure le moins longtemps possible) lire la pression en Amont et en Aval et mesurer l’écart.

Notre Exemple: - 2mCE à l’aspiration et + 15mCE au refoulement. Alors l’HMT de la pompe est de 17mCE pour 0 m³/h. Dans l’exemple (pompe 100-200/75-219) nous vérifions le point de fonctionnement à débit nul.

S’il existe un écart, il faudra tracer une nouvelle courbe parallèle à la courbe la plus proche. Cela est dû parfois à un rognage de la roue.

Ensuite, il faut remettre la vanne en position ouverte (moteur toujours en route) et la régler afin d’avoir 16 mCE de différence entre l’amont et l’aval afin d’obtenir 100 m³/h (voir courbe)


==== V.4.2 Utilisation électrique ====

Nous utiliserons dans ce qui suit l’exemple de la pompe ETANORM 100-200/754.

Cette méthode est surtout utilisée en vérification de la première méthode.

__1- Mesure Intensité (I)__
Elle consiste à relever avec une pince ampérométrique le courant qui passe dans chaque phase (nos pompes sont quasiment toujours en 380 V). Les trois valeurs ne doivent pas présenter de grosses différences sinon il y a un problème.

I1 : 7.2 A
I2 : 6.8 A
I3 : 7.0 A
I moyen : 7.0 A

__2- Regarder le cos φ__
La valeur se trouve en général entre 0.8 et 0.95.

__3- Estimer le rendement de la pompe (R)__
Lire avec la courbe le rendement de la pompe. Les pompes utilisées se trouvent en général entre 70% et 85% de rendement.

__4- Mesurer la tension entre chaque phase (U)__
En général 400 V environ.

__5- Appliquer la formule__
           
**P =  U x I x cos φ x 1.732 / R x 1000**

Avec :
  *P : Puissance en kW
  *U : Tension entre phases
  *I : Courant moyen des 3 phases
  *Cos φ : Lu sur la plaque moteur
  *1.732 : c’est le résultat de la racine carrée de 3
  *R : Rendement

Exemple :

  *I moyen : 7 A
  *Cos φ = 0.85
  *R = 77% = 0.77
  *U = 410 V

P absorbée = P utile / Rendement

Donne 5.5 KW la valeur est vérifiée sur les deux courbes

===== V.5 CAVITATION =====

La cavitation, c’est l’eau qui se transforme en vapeur. Pour éviter cela, il faut que la CMA de la pompe soit respectée.
Si la pompe cavite, c’est qu’il y a un problème de charge ou une perte de charge excessive à l’aspiration ou, un réseau qui n'a pas assez de contre-pression au refoulement, donc la pompe fonctionne avec une pression trop faible, en dehors de la courbe de fonctionnement du moteur. Ce phénomène à tendance à user prématurément les garnitures mécaniques et la pompe peut fuire avec le temps. Il faut donc bien vérifier le point de fonctionnement de la pompe, avec la pression interne dans la pompe (différence de pression entre l'entrée et la sortie avec les manomètres), et, si on s'aperçoit que la pompe fonctionne en dehors de la courbe (à la droite de la courbe) il faudra créer une perte de charge plus importante avec la vanne au refoulement de la pompe). Cette manipulation est également nécessaire même en présence de variateurs de vitesse.

===== V.6 MONTAGE =====

Suivre les préconisations des fabricants.
Dans tous les cas :

|**IL NE FAUT JAMAIS RACCORDER UNE POMPE AVEC UN DIAMÈTRE INFÉRIEUR A SES BRIDES**|

===== V.7 DÉPLACEMENT SUR LA COURBE DE LA POMPE =====

La perte de charge de l’ensemble varie avec deux paramètres :
  *l’encrassement du filtre 
  *le niveau dans le bac tampon

Si le réglage se fait filtre propre ajouter environ 20 % (ou voir note de calcul) du débit.

{{piscine:img_ref_pisc30.png?nolink&800}}

__**Figure 3 - Pompe ETABLOC 100-200**__

{{piscine:img_ref_pisc31.png?nolink&800}}

__**Figure 4 - Pompe ETANORM 100-200**__

{{piscine:img_ref_pisc32.png?nolink&800}}

__**Figure 5 - Caractéristiques ETABLOC GN, MN 80-160**__


^Altitude (pression atmosphérique) ^^Température de l’eau pompée ^^
^Altitude (m)	^Perte A (mCE)	^Température (°C)	^Perte T (mCE) ^
|0	|0	|20°C	|0.2|
|500	|0.6	|30°C	|0.4|
|1000	|1.7	|40°C	|1.2|
|1500	|1.7	|50°C	|1.3|
|2000	|2.2	|60°C	|1.9|
|2500	|2.65	|70°C	|3.1|
|3000	|3.2	|80°C	|4.7|
|      	|       |90°C	|7.1|
|	|       |100°C	|10.3|

__**Figure 6 - Tableau perte A et perte T**__

\\ \\
===== V.8 ACCESSOIRES POUR LES POMPES =====

===== V.8.1 Raccordements des pompes =====

Prévoir __des réductions coniques afin de raccorder les pompes__ et non pas des réductions simples.

L’ensemble des accessoires à l’aspiration des pompes __doivent être sur la même altimétrie (alignés), ne pas faire de changement de hauteur__ (de la traversée de paroi du bac tampon jusqu’à l’orifice d’entrée de la pompe).

==== V.8.2 Clapet anti-retour ====

Les clapets anti-retour aux refoulements des pompes peuvent être à simple battant ou double battant en inox 316L.
Il est plus généralement utilisé des clapets simples battants (moins couteux).
Sur les clapets, des joints toriques sont installés, donc théoriquement il n’est pas nécessaire de rajouter des joints plats.
Par retour d’expérience, il est indispensable d’installer des joints plats en compléments.

Nature des joints plats : EVA (vendu par Sorodist, adapté pour piscine publique mais à éviter en thermalisme), EPDM (bonne résistance chimique et adapté en thermalisme), VITON  (appelé aussi FPM, excellente résistance chimique)

Les clapets doivent être installés aux diamètres des canalisations de refoulements et non pas aux diamètres des refoulements des orifices des pompes (pertes de charges supplémentaires et pas nécessaires).


==== V.8.3 Kit manomètre ====

Réalisation d’un kit manomètre afin de vérifier les courbes théoriques des pompes.
Prendre des manomètres en inox ou bien en ABS. En amont des pompes, graduations de -1 à 0 bar ou de -1 à 3 bars et en aval des pompes graduation de 0 à 4 bars.

__Solution 1 :__ 
Installation de deux manomètres et de deux vannes d’isolements.
Un manomètre en amont de la pompe avec une vanne d’isolement (afin de remplacer le manomètre ci-nécessaire) et un manomètre en aval de la pompe avec une vanne d’isolement également. 
Le manomètre en amont de la pompe doit être de - 1 à 0 bars et en aval de la pompe de 0 à 4 bars.

__Solution 2 :__ 
La deuxième solution est un seul manomètre avec un jeu de vannes en amont et en aval de la pompe et l’ensemble relié avec du tube en PVC-Pression Ø20. 

Par retour d’expérience, cette solution est déconseillée car il est compliqué de réaliser un supportage correct pour la tuyauterie en Ø20, la première solution est à retenir.


==== V.8.4 Socle en béton ====

Le socle béton est en général prévu dans le lot gros œuvre, le cas échéant réaliser un socle béton de 5cm minimum (conseillé 10cm) avec un résilient acoustique (voir la fiche technique ci-dessous).

{{piscine:img_ref_pisc33.png?nolink&800}}

\\ \\

====== VI FILTRE ======

===== VI.1 ROLE=====

La filtration a pour objet de “clarifier” l’eau, c’est à dire d’assurer la rétention des particules en suspension et des matières colloïdales. Eliminer au maximum les matières organiques conduit à limiter les apports de désinfectant.

===== VI.2 LES DIFFERENTS FILTRES =====

Trois familles de filtre les plus couramment utilisés :
  *Filtre à sable (acier/bobinés, collecteur/plancher, revêtement polyester/protection cathodique)
  *Filtre à diatomées (acier, collecteur/plancher)
  *Filtre à hydro-anthracite (acier/bobinés, collecteur/plancher, revêtement polyester/protection cathodique)
  *Filtre à membrane céramique


==== VI.2.1 Filtre à sable ====
\\
  *L’élément important est la qualité de la masse filtrante qui doit être du sable à haute teneur en silice (99% de silice pure) lavé, séché et étuvé.
  *L’efficacité du filtre s’obtient avec une hauteur minimum de la masse filtrante comprise entre 0,6m (filtre type piscine particulier) et 1,2 m.
  *Hauteur de gravier : HN2-4mm de 20cm au dessus de l’élément filtrant (collecteur ou crépine)
  *Hauteur de sable : HN 0.6-1.6mm et une hauteur d’1 m.
  *La qualité physique de l’eau est liée en grande partie à la vitesse de passage dans les filtres.
  *En piscine publique, les vitesses pratiquées sont comprises entre 25 et 40 m/h.
  *Le diamètre du filtre est fonction de la vitesse de filtration choisie.
  *Plus la vitesse est lente, plus le diamètre du filtre est important.
  *La finesse de filtration obtenue est de 30 à 40 microns.
  *Matière du filtre en acier ou bobiné
  *Type de filtration : crépine ou à plancher (la surface de filtration à plancher est plus importante car elle couvre l’ensemble du diamètre des filtres)
  *Revêtement du filtre : Acier avec un revêtement protection cathodique ou revêtement résine armée fibre de verre, bobiné avec un revêtement liner résine polyester armée fibre de verre

<color red>**/!\**</color> **Bien penser à mettre de l’eau dans le filtre pour le remplissage de la première couche de gravier afin d’éviter que les crépines ne soient bouchées, de plus, il faut projeter le sable sur les parois et non directement sur les crépines (ou le plancher) pour éviter toute détérioration.**

__**Pertes de charges:**__
  *filtre propre: environ 1 mCE
  *filtre encrassé à 70% entre 5 et 10 mCE (valeur souvent retenue = 6)

__**Equipements des filtres:**__
  *Vannes d’isolement permettant la marche en position filtration et l’inversion des cycles pour le contre – lavage et retassage,
  *Vanne de vidange,
  *Manomètre permettant de contrôler la pression en amont et en aval du filtre,
  *Pressostat différentiel permettant d’indiquer le colmatage du filtre,
  *Vanne de purge d’air et éventuellement un purgeur automatique si une purge est demandée dans le cahier des charges,
  *Trou d’homme de visite,
  *Voyant de contrôle sur le réseau d’eaux usées.

**__Avantages :__** 
  *Facilités d’exploitation,
  *Système ayant fait ses preuves,
  *Solution technique la plus économique à l’investissement

**__Inconvénients :__** 
  *Filtre encombrant,
  *Consommation excessive d’eau lors des lavages,
  *Consommation de réactif nécessaire à la floculation.

==== VI.2.2 Filtre à hydro-anthracite ====
\\

  *L’hydro-anthracite est un matériau fabriqué par traitement thermique de l’anthracite
  *Hauteur du gravier : HN2-4mm de 10cm au dessus de l’élément filtrant (collecteur ou crépine).
  *Hauteur de sable : HN 0.6-1.6mm et une hauteur de 80cm
  *Hauteur de l’anthracite : HN0.8-1.6mm entre 30 et 50 cm au dessus du sable
  *Vitesse pratiquée : supérieure à celle du sable, entre 40 et 50 m/h.
  *Finesse de filtration : jusqu’à 5 microns

**__Pertes de charges:__**
  *filtre propre : environ  1 mCe 
  *filtre encrassé : environ 6 mCe 

**__Equipements des filtres:__**
  *identique au filtre à sable

**__Avantages :__**
  *Facilités d’exploitation
  *Meilleure filtration
  *Encombrement réduit dû à la vitesse de passage, par rapport au sable.
**__Inconvénients :__**
  *Hauteur du filtre très élevée pour permettre l’expansion de l’hydro-anthracite lors des contre lavages,
  *Coût élevé de la masse filtrante.

**__Procédure de lavage du filtre à sable et hydro-anthracite :__** \\
__Contre lavage filtre :__
  *Remplissage du bac tampon jusqu’au niveau très haut pour avoir la capacité du filtre
  *Arrêt de toutes les pompes doseuses (floculant, pH et chlore), du surpresseur de chlore et du chauffage,
  *Arrêt des pompes de filtration
  *Fermeture des vannes manuelles de la panoplie permettant le contre lavage
  *Mise en marche des pompes pendant environ 5 minutes
  *Arrêt des pompes de filtration
__Retassage filtre :__
  *Mise en place des vannes manuelles de la panoplie permettant le retassage,
  *Mise en route de la pompe de filtration,
  *Tous les asservissements seront encore à l’arrêt,
  *Arrêt des pompes de filtration,

__Remise en filtration :__
  *Mise en place des vannes de la panoplie permettant la filtration,
  *Mise en route des pompes de filtration,
  *Remise en route de tous les asservissements.

==== VI.2.3 Média filtrant billes de verre ====
\\
  *Les billes de verre sont faites à partir de verre recyclé non coupant de couleur vertes ou marrons (ou les 2). Au contact de l’eau ces dernières génèrent des radicaux libres qui limitent la prolifération des bactéries et la formation du biofilm à l’intérieur du filtre.
  *Structure non poreuse et stérile
  *Finesse de filtration 15 µ (sans floculation) ; 5 µ avec floculant.
  *Granulométrie 0.7-1.3 et 2-5 (Garofiltre de Gâches chimie)

A noter qu’il existe aussi une variante à ce type de média qui s’appelle l’AFM (pour Activated Filter Media soit média filtrant activé) qui bénéficie d’un traitement particulier consistant à modifier la structure moléculaire du verre pour décupler ses propriétés. 


**__Pertes de charges:__**
  *Idem filtre à sable

**__Equipements des filtres:__**
  *identique au filtre à sable


**__Avantages :__**
  *Surface lisse donc empêche la formation du biofilm dans le filtre
  *Les pollutions ne collent pas aux billes, donc s’évacuent plus facilement lors du contre-lavage qui est plus court, on obtient donc une économie significative d’eau.
  *La prolifération de bactéries à l’intérieur du filtre étant fortement limitée, il en découle une consommation de désinfectant réduite, car on ne traite que la pollution du bassin et non celle du filtre.
  *Durée de vie supérieure à celle du sable (jusqu’à 5 fois, à vérifier selon fabricant)
  *L’adjonction d’un floculant permet d’obtenir une très bonne finesse de filtration

**__Inconvénients :__**
  *Coût élevé 

{{piscine:img_ref_pisc34.png?nolink}}

==== VI.2.4 Filtre à diatomées ====

Les diatomées sont de petites algues unicellulaires qui, après purification, calcination et séparation en granulométries diverse, deviennent d’excellents adjuvants de filtration.
Les diatomées se présentent sous forme d’une poudre blanche très fine.
La filtration est assurée par la formation d’un gâteau de ces diatomées.
Pour permettre la formation du gâteau, les filtres à diatomées sont équipés de supports recouverts d’une toile sur laquelle vient se fixer le gâteau.

C’est l’enchevêtrement des diatomées qui assure la filtration.
La finesse de filtration entre 1 et 5 microns.
La surface de filtration est fonction de la surface du gâteau de diatomées fixées sur chaque support.
La vitesse à respecter pour que la formation du gâteau soit possible, et afin d’éviter le colmatage, est compris entre 4 et 6 m/heure.

**__Pertes de charges:__**
  *filtre propre: environ 400 grammes (0.4 mCe)
  *filtre encrassé à 70% entre 1000 et 1200 grammes (1.0-1.2mCe)

**__Equipements des filtres:__**
  *identique au filtre à sable,
  *Vannes permettant les opérations de filtration d’évacuation des diatomées,
  *Egalement une vanne de rinçage utilisée lors du remplacement de la charge de diatomées,
  *Contrairement au filtre à sable, la charge filtrant doit être rejetée et remplacée après encrassement,
  *Pressostat différentiel permettant d’indiquer le colmatage du filtre,
  *Trou d’homme de visite,
  *Voyant de contrôle sur le réseau d’eaux usées.

**__Avantages :__** 
  *Finesse de filtration, 
  *Encombrement réduit (par rapport au filtre à base de sable),
  *Economies d’eau et de stérilisation,
  *Pas de floculations,
  *Economie d’électricité,
**__Inconvénients :__** 
  *Exploitation plus technique,
  *Entretien périodique des supports filtrants.

**__Entretien filtre à diatomée :__** \\
L’entretien se scinde en trois parties : 
  *Le décolmatage journalier des filtres,
  *Le remplacement des diatomées,
  *Le nettoyage des bougies.

**__Décolmatage journalier des filtres :__** \\
Cette procédure s’exécute automatiquement tous les jours dans un créneau horaire défini par une horloge.
Il consiste à arrêter chaque pompe de filtration 4 fois par jour pendant 15 minutes afin que les diatomées avec les impuretés retombent au fond. A la remise en marche du système les diatomées avec leurs impuretés se redéposent sur la toile de la bougie réorganisée différemment. Cette procédure à pour objectif de mieux utiliser la couche filtrante et de permettre, ainsi, une meilleure filtration. Lorsque cette procédure n’est plus suffisante, il faut changer les diatomées. Lorsqu’il y a plusieurs filtres il convient de décolmater les filtres un par un afin de laisser le circuit en filtration continue.

**__Procédure de décolmatage d’un filtre :__**
  *Le créneau horaire est atteint (donnée par l’horloge dans l’armoire, cela arrête les pompes de filtration pendant 15 minutes
  *Remise en route des pompes après les 15 minutes automatiquement.

**__Remplacement des diatomées (lavage des filtres) :__** \\
Le lavage des filtres est à faire quand l’encrassement atteint 800 à 1000 grammes (0.8 à 1 bar) d’écart entre l’amont et l’aval (mesuré par le pressostat) ou au moins tous les mois.
Un voyant « encrassement filtre » informe l’état du filtre.
Lorsqu’il est allumé, il faut laver les bougies et changer les diatomées.

**__Procédure pour le nettoyage du filtre, en trois phases (voir les schémas ci-après) :__** \\
 - __Lavage du filtre :__ 
  *Arrêt des pompes de filtration,
  *Positionner les vannes comme dessiné sur le schéma ci-après,
  *Mettre la pompe en fonctionnement pendant 2 minutes (le fluide circule alors dans le sens inverse de filtration, ce qui permet le nettoyage des bougies)
  *Arrêt des pompes de filtration sur l’armoire de traitement d’eau,
  *Fermer la vanne au refoulement de la pompe de filtration,
  *Vidanger une partie du filtre avec la vanne se trouvant en dessous du filtre,
  *Ouvrir la vanne de purge au dessus du filtre.

 - __Remplacement des diatomées :__
  *Si utilisation d’un bac de préparation (si manuel remplir le filtre et mettre les diatomées directement dans le filtre),
  *Remplir le bac d’eau en ouvrant la vanne de remplissage,
  *Verser les diatomées,
  *Actionner l’agitateur électrique,
  *Ouvrir sur l’armoire électrique pour le remplissage du filtre avec les diatomées en suspension,
  *Mettre en route la pompe de transfert sur l’armoire,
  *Arrêter la pompe de transfert sur l’armoire,
  *Compléter le remplissage du filtre par la pompe de filtration pour cela : 
  *Procéder à un rinçage (voir schéma ci-après),
  *Laisser fermer la vanne manuelle de départ bassin,
  *Ouvrir la vanne après la pompe,
  *Mettre la pompe de filtration en route puis attendre que l’eau coule par la vanne de la purge (rapide). Fermer la purge. Faire fonctionner quelques secondes jusqu’à éclaircissement de l’eau (visualisation au moyen du voyant de contrôle).

 - __Remise en filtration :__ 
  *Arrêter la pompe de filtration,
  *Ouvrir et fermer les vannes suivant le schéma ci-après (Filtration),
  *Mettre la pompe de filtration correspondant en route.

**__Remplacement des bougies :__** 
  *Cette opération est à faire à chaque arrêt technique,
  *Pour cela, procéder à un lavage de filtre avec vidange complète de ce dernier (voir ci-dessus),
  *Fermer la vanne au refoulement de la pompe de filtration,
  *Vidanger le filtre avec la vanne se trouvant au-dessous du filtre,
  *Ouvrir la vanne de purge au dessus du filtre,
  *Ouvrir le trou d’homme au-dessus du filtre,
  *Attendre la vidange totale du filtre,
  *Inspecter l’intérieur du filtre et rincer, démonter les bougies et les brosser. ATTENTION ! Changer les bougies présentant des faiblesses,
  *Fermer la vanne de vidange sous le filtre.

Procéder au remplacement des diatomées et à la remise en filtration.

__FILTRE A DIATOMEES :__

{{piscine:img_ref_pisc35.png?nolink&500}}

{{piscine:img_ref_pisc36.png?nolink}}

==== VI.2.5 Filtre à membrane céramique ====

Les filtres à membrane céramique n’ont pas besoin de média filtrant, la filtration est réalisée à partir des alcôves présentes dans la membrane et celle-ci est frontale. La membrane céramique est en carbonate de silicium. La finesse de filtration est plus importante que les autres solutions techniques, elle est de  3 microns et il y a également la possibilité d’avoir des membranes à 1, 0.45, 0.1 et 0.04 microns. La dimension d’une membrane est de Ø146*800mm de hauteur, le débit par membrane maximum est de 40 m³/h, nous préconisons entre 25 et 30 m³/h par membrane.
Ce type de filtration oblige à avoir une panoplie automatique car il y a la nécessité de réaliser entre 2 et 3 lavages par jour, de plus, le rinçage devant être effectué avec de l'eau propre (filtrée), il est impératif d'installé au minimum 2 filtres (afin de pouvoir récupérer l'eau filtrée du deuxième filtre en fonctionnement pour rincer le premier). 

**__Pertes de charges:__**
  *Filtre propre: 0.35 mCE pour un débit inférieur à 35 m³/h
  *Filtre encrassé entre 0.6-0.8mCe

**__Équipement des filtres:__**
  *Vannes pneumatiques car besoin d’une réactivité rapide concernant les changements des positions des vannes
  *Compresseur pour alimenter les vannes pneumatiques
  *Blower pour le décolmatage à l’air
  *Corps en polypropylène pour le corps des membranes y compris les joints d’étanchéité,
  *Automate de gestion pour les lavages
  *Ecran tactile pour visionner le fonctionnement
  *Pressostat différentiel permettant d’indiquer le colmatage de la membrane,
  *Manomètres en amont et en aval
  *Piquages pour réaliser des désinfections chimiques (deux par membranes)

**__Avantages :__** 
  *Finesse de filtration, 
  *Encombrement réduit (par rapport à l’ensemble des autres solutions, environ 2mètres de hauteur * 1 mètre de large)
  *Economies d’eau car environ 80 litres par contre lavage (soit une réduction des volumes consommées par un facteur de 10 à 20, à déterminer suivant les projets)
  *Poids très faible (économie de génie civil, pas d’effet de poinçonnage des sols),
  *Facilité de manutention (passage de l’équipement par une porte standard, pas d’ouverture à créer dans la maçonnerie)
  *Pas de floculations
  *Pas de consommable à remplacer (pas de média filtrant),
  *Durabilité (membrane résistante à l’abrasion et aux attaques chimiques pendant des années – pas d’attrition ou de dégradation dans le temps)
  *Economie d’électricité (environ 10 W/m³)




**__Inconvénients :__** 
  *Exploitation plus technique
  *Panoplie automatique obligatoire
  *Prix de l’investissement

**__Procédure de lavage du filtre à membrane céramique :__** \\
__Contre lavage à l’air :__ 
  *Arrêt des pompes de filtration,
  *Fermeture des vannes automatiques de la panoplie permettant la filtration,
  *Ouverture des vannes automatiques de la panoplie permettant le décolmatage à l’air,
  *Remise en route des pompes de filtration (pour continuer à filtrer sur le ou les autres membranes) 
  *Mise en route du blower pour le décolmatage à l’air pendant 40 secondes,
  *Arrêt du blower a la fin de la temporisation,
  *Arrêt des pompes de filtration
  *Fermeture des vannes automatiques de la panoplie permettant le décolmatage à l’air,

{{:piscine:membrane_decolmatage.png?500|}}

__Rinçage du filtre :__  
  *Ouverture des vannes automatiques de la panoplie permettant le rinçage à l’eau,
  *Mise route des pompes de filtration,
  *Arrêt des pompes de filtration après 10-12 sec de rinçage
  *Fermeture des vannes automatiques de la panoplie permettant le rinçage à l’eau,

{{:piscine:membrane_rincage.png?500|}}

__Remise en filtration :__ 
  *Ouverture des vannes automatiques de la panoplie permettant la filtration,
  *Mise en route des pompes de filtration,
 

{{:piscine:membrane_filtration.png?500|}}
\\ \\

====== VII PEDILUVE ======

===== VII.1 FONCTIONNEMENT =====

**__Les pédiluves sont surchlorés à l’aide de :__** 
  *Un surchloreur à galets se trouvant dans le local technique du traitement d’eau,
  *Une boite à galet directement dans le pédiluve (à éviter),
  *Par une pompe doseuse pour injecter du chlore liquide,

Le taux de chloration d’un pédiluve est compris entre 4 et 6 ppm de chlore libre et un renouvellement d’eau d’1 volume/heure.
Le pédiluve est alimenté en aval de la filtration et peut être également en aval de l’échangeur à plaques. Le fonctionnement du pédiluve est réalisé uniquement pendant les heures d’ouverture de la piscine à l’aide d’une vanne motorisée asservie à une horloge.

**__Panoplie complète :__**
  *Piquage sur la canalisation de refoulement (ne pas oublier le piquage en biseau et dépassant dans la canalisation principale afin de faciliter l’alimentation en eau du pédiluve, indispensable), 
  *Une vanne d’isolement sur le départ du circuit d’alimentation,
  *Un compteur d’eau volumétrique ou un débitmètre tube de pitot ou à flotteur,
  *Une prise d'échantillon par pédiluve,
  *Une vanne motorisée sur horloge,
  *Un surchloreur avec soupape de sécurité, monté en by-pass sur le circuit d’alimentation du pédiluve, donc trois vannes d’isolements,
  *Une vanne à membrane afin d’avoir un réglage précis,
  *Une cinquième vanne d’isolement en aval de la panoplie.

Dans certains cas une pompe est nécessaire pour mettre en pression la canalisation d’alimentation, dans le cas d’une pompe, ne pas oublier le clapet anti-retour au refoulement de la pompe.

En aval du surchloreur penser à sélectionner des vannes à membranes avec des joints viton (idem pour les vannes boisseau ou autre organe implanté en aval du surchloreur) 

**__Alimentation d’un pédiluve et vidange :__** 
  *L’alimentation en eau chlorée d’un pédiluve peut être réalisée par surverse, avec une buse de refoulement en col de cygne, qui sera le plus éloignée possible du trop-plein afin de traiter la totalité du pédiluve. La bouche de refoulement sera positionnée si possible 10 cm au dessus du niveau de débordement du pédiluve. L’ARS apprécie cette solution car ça leur permet d’effectuer un contrôle visuel de la bonne alimentation du pédiluve.
  *L’alimentation peut être également réalisée avec une buse de refoulement à hydraulicité inversé (arasé à la dalle fini du pédiluve),
  *Une longueur de tube formant trop-plein, dévissable afin d’effectuer la vidange journalière.


===== VII.2 ENTRETIEN =====

**__Les pédiluves sont à nettoyer tous les jours. Pour cela il faut :__**
  *Fermer les vannes d’alimentation ou régler l’horloge de la vanne motorisée,
  *Dévisser la bonde,
  *Nettoyer et désinfecter,
  *Revisser la bonde,
  *Remettre en marche le pédiluve.

Remplir le surchloreur en galet sur la moitié de sa hauteur. Pour cela, fermer les vannes amont-aval, et ouvrir le couvercle du surchloreur une fois chargé, rouvrir les vannes.

<color red>**/!\**</color> Penser à bien se protéger (masque, lunettes et gants) lors du remplissage ou autre manipulation nécessitant l’ouverture du doseur. En effet, l’ouverture de l’appareil provoque un dégazage de vapeurs de chlore.
\\ \\ \\

====== VIII DÉBITMÈTRE ======

===== VIII.1 RÔLE =====

Le débitmètre à pour fonction de mesurer le débit dans une canalisation, et est obligatoire sur le refoulement du bassin pour s’assurer que le débit règlementaire de recyclage est respecté.

===== VIII.2 TYPES =====

Il existe différents types de débitmètres. Ci-dessous les types que nous posons
  *Capteur à palette à insertion
  *Débitmètre électromagnétique à insertion
  *Débitmètre électromagnétique à passage intégral
  *Débitmètre à flotteur
  *Débitmètre type tube de Pitot

__Capteur à palette à insertion__

{{piscine:img_ref_pisc38.png?nolink |}}

Ce type de capteur est fréquemment utilisé car \\
relativement abordable. Il s’installe sur la canalisation avec un \\
piquage à souder taraudé ou un té de prise en charge installé en \\
lieu et place du tube. Le capteur est équipé d’une palette mû par \\
l’eau circulant dans la canalisation. En fonction du débit la \\
palette produit un signal 4-20 mA transmis à un afficheur qui \\
peut-être mural, encastré en façade de l’armoire électrique ou \\
parfois embarqué directement sur le capteur.
\\
\\

Cette technologie à cependant l’inconvénient d’être moins précise que des débitmètres électromagnétiques. Selon le fabricant, il est nécessaire d’alimenter le capteur depuis l’armoire, puis de renvoyer le signal jusqu’à l’afficheur, d’autres capteurs sont autoalimentés par le mouvement de la palette. 

**Applications :** 

  *Piscines publiques essentiellement (circuit de refoulement bassin, aspiration de fond, capteur de débit sur le réseau de rejet des eaux de lavages des filtres pour injection de neutralisant par exemple…)
  *Thermes très rarement, sur des applications ou la précision de la mesure n’est pas demandée (simple détection d’un débit par exemple)

__Débitmètre électromagnétique à insertion__

{{piscine:img_ref_pisc39.png?nolink&100 |}}

Ce type de capteur s’installe de la même façon que la version \\
précédente, mais la technologie est différente. Le capteur utilise le principe de \\
l’induction électromagnétique. Pour ce faire un champ magnétique est appliqué \\
au fluide dont on souhaite mesurer le débit, ce qui créer une force \\
électromotrice d’autant plus forte que le débit est élevé. La principale \\
contrainte de ce système est que le fluide doit avoir une conductivité minimum. \\
Cette solution est environ 3 fois plus chère que la solution précédente mais \\
a l’avantage d’être plus précise. La force électromotrice est convertie en signal \\
analogique 4-20 mA transmis à un afficheur (idem capteur à palette).

**Applications :**

  *Piscines publiques essentiellement (refoulement bassin, voir aspiration de fond si demandé au CCTP)

__Débitmètre électromagnétique à passage intégral(ou en ligne)__

{{piscine:img_ref_pisc40.png?nolink&100 |}}

Le débitmètre électromagnétique à passage intégral est \\
encore plus précis que sa version à insertion (environ 0.5% \\
contre 1% pour cette dernière). Il se monte en ligne avec des \\
brides généralement et à la particularité d’être calibré d’usine \\
contrairement aux deux premiers types de capteur. \\
Il peut être utilisé également comme compteur volumétrique \\
(dans les thermes par exemple). La lecture se fait généralement sur \\
l’appareil lui-même avec bien sur la possibilité de faire remonter l’information \\
sur un afficheur déporté. \\
Ce modèle est nettement plus cher que la version à insertion.

**Applications :**

  *Dans les stations thermales systématiquement (refoulement des bassins, remplissage des bacs tampons, réseau débit de fuite sur retours gravitaires)

__Débitmètre à flotteur__

{{piscine:img_ref_pisc41.png?nolink |}}

Ce type de débitmètre est la version la plus simple pour mesurer le débit, \\
cependant il permet d’effectuer une lecture directement sur l’échelle de mesure \\
et reste bien moins précise que les  modèles précédents. Il ne permet pas non plus \\
de faire remonter une information sur un afficheur déporté ou à une GTC, c’est pourquoi \\
nous ne l’utilisons jamais  pour connaitre le débit de recyclage du bassin. \\
Il faut l’équiper de joints viton pour installation sur réseau d’eau chlorée.

**Applications :**

  *En piscine publique ou thermes pour les circuits d’alimentation des pédiluves et réseaux secondaires des échangeurs afin de régler correctement les débits nécessaires.

\\
\\
\\
\\
\\
__Débitmètre type tube de Pitot__

{{piscine:img_ref_pisc42.png?nolink |}}

Ce type de débitmètre mesure le débit en mesurant la pression \\
dynamique du fluide. Ce modèle est rarement utilisé dans nos projets, \\
on lui préfère la version précédente pour les mêmes applications. \\
La précision est de l’ordre de +/- 10%.

**Applications :** 

  *Idem débitmètre à flotteur
\\
\\
\\
\\
\\
\\
\\

Il existe bien sûr d’autres types de débitmètres mais ne sont pas concernés par le traitement d’eau (nous utilisons par exemple les débitmètres à ultrasons portatif pour effectuer la mise en service de l’installation et pour vérifier les valeurs afficher par les débitmètres de l’installation).

**<color red>/!\ Quel que soit le type de débitmètre installé, prendre en compte les instructions de pose du fabricant, à savoir qu’il est systématiquement demandé de laisser une distance mini en amont et en aval du débitmètre (varie en fonction du type et du fabricant).</color>**
\\ \\

====== IX FLOCULANT ======

===== IX.1 PRINCIPE =====

La floculation permet d’augmenter la qualité de filtration. Le produit (sulfate d’alumine en général) est injecté en amont de la filtration. Le produit injecté via des pompes doseuses se trouve dans des bidons sous forme liquide. Chaque pompe doseuse est asservie au fonctionnement de la pompe de filtration associée. La solution la plus optimale reste l’asservissement au débitmètre au refoulement du bassin ; en effet cela permet de ne pas injecter du floculant lors des opérations de lavages du ou des filtres.

**Rappel : Ne pas utiliser avec les filtres à diatomées.**

===== IX.2 INSTALLATION =====

**L’injection se fait le plus loin possible du filtre** afin qu’il soit le plus efficace possible. La dilution et le débit sont fonction du produit utilisé. (Voir notice du fabriquant)
Toutefois si l’eau est trouble augmenter le débit d’injection et si on trouve des traces de floculant dans les bassins alors réduire le débit d’injection

Concernant le floculant, respecter entre 0.3 et 0.6 ml/m³

L’injection permanente varie selon la fréquentation et l’environnement du bassin : 
  *En piscine couverte : de 0.4 à 0.8 ml/m3 d’eau recyclée,
  *En piscine de plein-air : de 0.8 à 2.0 ml/m³ d’eau recyclée
\\ \\

====== X DÉSINFECTION ======

===== X.1  L'OBJECTIF DE LA CHLORATION =====

L’objectif est double. Elle est premièrement d’ordre hygiénique c’est-à-dire qu’elle détruit les germes pathogènes (virus, bactéries, parasites,…) pour éliminer tout risque de contamination.
De plus elle a pour but d’empêcher le développement des algues et maintenir ainsi une eau limpide.
Ces deux critères définissent une eau désinfectante (sans germes) mais cela ne suffit pas. En effet l’eau de piscine doit être aussi désinfectante. Cette capacité permet de chlore de détruire les micro-organismes, au fur et à mesure, leur arrivée dans l’eau. C’est pourquoi en piscine il faut toujours un excédent de désinfectant (la plupart du temps sous forme de chlore).

===== X.2 MÉCANISME DE LA CHLORATION =====

Le chlore « attaque » toutes les matières organiques et azotée amenés par les sécrétions humaines (urine, transpiration, salive,…). Cette réaction chimique s’appelle l’oxydation. Il s’agit du mécanisme que pour le fer qui s’oxyde en présence d’eau et d’air. : le fer se transforme en « rouille ». Dans notre cas le chlore se transforme en chlore combiné (appelé abusivement chloramines). Ce chlore combiné est composé de Mono, Di et Trichloramines. Ces dernières (trichloramines) sont celles que l’on retrouve dans l’air. Ces trois composés sont très irritants contrairement aux idées reçus ce sont ces composants qui font que le nez et les  yeux piquent. Ce n’est donc pas le chlore qui est directement la cause.
On peut alors se poser la question de comment s’éliminent ces chloramines. Elles se détruisent de trois façons : 
  -La principale c’est son attaque par le chlore lui-même, se transformant alors en chlorures qui est un composé inoffensif,
  -La dilution par apport d’eau est la seconde méthode mais beaucoup plus coûteuse et uniquement utilisée lors de fort dépassement des valeurs autorisées.
  -Grâce à un déchloraminateur. installé sur la canalisation de refoulement au bassin
(Voir chapitre XIII)

Les chlorures permettent de mesurer le vieillissement de l’eau. C’est une des raisons pour laquelle on vidange les bassins deux fois par an.

===== X.3 VALEURS AUTORISEES ET OBLIGATOIRES =====

Les valeurs de chlore sont exprimées en mg/litres.

**Sans stabilisant :**

0.4 mg/l <= Chlore actif <= 1.4 mg/l (DPD3) \\
2mg/l <= Chlore libre <= 3 mg/l (DPD1)

**Avec stabilisant :**

__2 mg/l <= Chlore disponible (identique au chlore libre) (DPD1)__ \\
Recommandée entre 3 et 4 mg/l

__Taux de stabilisant <= 75mg/l__ \\
Maintenir entre 20 et 30 mg/l

**Avec ou Sans stabilisant :**

__Chlore combiné <= 0.6 (chloramines)__

^0.4 à 1.4 mg/l	Chlore actif  ^Chlore potentiel  ^< 0.6mg/l Chloramines ^
|   Chlore libre : DPD1   || |
|   Chlore total : DPD1 + DPD3   ||| 

Clac + Ammoniaque  ----->	Mono chloramine \\
Monocl + Clac 	   ----->	Di chloramine \\
Dicl + Clac	   ----->	Tri chloramine


===== X.4 DIFFÉRENTES FORMES DE CHLORE PRÉSENTS DANS L'EAU SANS STABILISANT =====

Sans présence de stabilisant (voir chapitre suivant) l’eau comporte ce que nous avons appelé jusqu’à présent du chlore, du chlore combiné (issu de la réaction d’oxydation) et les chlorures (étape finale de la chaine d’oxydation).
Penchons-nous sur la notion de chlore. Elle se décompose en deux formes de chlore : le chlore actif (acide hypochloreux) et le chlore potentiel (hypochlorites).
Quoi qu’il arrive ces deux éléments sont présents dans l’eau. La quantité de l’une et de l’autre forme est principalement fonction du pH et dans une moindre mesure de la température. En effet, plus un pH est bas (acide) au plus il y a de chlore actif. Au plus une eau est chaude au moins il y a de chlore actif. 
Sachant que le chlore le plus virulent (le plus désinfectant) c’est comme son nom l’indique, le chlore actif. C’est pour cette raison qu’une eau à pH 7 est plus désinfectante à court terme qu’une eau avec le même taux de chlore à ph 7,2. De la même manière on a une eau plus désinfectante quand elle est froide que lorsqu’elle est chaude.

Le chlore actif réagissant en premier, il diminue. La proportion de chlore actif et potentiel n’est donc plus respectée. C’est pour cela qu’une partie du chlore potentiel se transforme en chlore actif pour toujours respecter l’équilibre entre les deux composés (fonction du pH et de la température).

La somme de ces deux types de chlore (actif et potentiel) est appelé chlore libre.

Le chlore libre se mesure avec une pastille de DPD1. <color /yellow>Il suffit alors de voir le tableau joint pour avoir en fonction du pH la teneur en chlore actif et la teneur en chlore potentiel.</color>
Nous appelons enfin chlore total la somme du chlore libre (ou disponible) et du chlore combiné.

Le chlore total est mesuré par le DPD3. Pour trouver le taux de chlore combiné (chloramines), il suffit de faire la différence entre la valeur DPD1 et DPD3.
Voir le graphique synthétique de toutes les formes de chlores en présence dans l’eau.


===== X.5 DIFFÉRENTES FORMES DE CHLORE PRÉSENTES DANS L'EAU AVEC STABILISANT =====

Le stabilisant (acide isocyanurique) est un produit qui permet au chlore se trouvant dans l’eau de ne pas se faire détruire par les U.V du soleil. Ce produit est en fait utilisé principalement quand on est en bassin extérieur. 
Le stabilisant existe tout seul, mais est surtout joint directement avec le chlore donnant ainsi un conditionnement en poudre (Dichloro) ou en galet (Trichloro).
En fait en même temps que l’on injecte le produit de désinfection on injecte le produit qui le stabilise. Le seul ennui c’est que le taux de stabilisant est limité à 75ppm. C’est pour cela que lorsque cette valeur est atteinte il faut passer sur l’eau de Javel. 
Le stabilisant complique de façon très significative les réactions chimiques et surtout modifie les équilibres entre chaque type de chlore. Pour simplifier il faut savoir qu’il existe, dans le cas de chlore stabilisé, une troisième forme de chlore (en plus de l’actif et du potentiel) appelée chloroisocyanurate. On ne parle plus de chlore libre dans ce mais de **chlore disponible**. Il se mesure au DPD1. 


===== X.6 DIFFÉRENTS TYPE DE CHLORE =====

Il faut tout d’abord savoir que l’on ne peut utiliser que des produits agréés par le Ministère de la Santé.
Les produits que nous retrouvons le plus souvent sont : 
  *Le chlore liquide : eau de Javel injecté via une pompe doseuse,
  *Le chlore gazeux injecté via un surpresseur de chlore, un hydro-éjecteur et un débitmètre (voir schéma ci-après),
  *Le chlore en poudre : Dichlore via une pompe doseuse après dilution,
  *Le chlore en galet : Trichloro via un surchloreur.


==== X.6.1 Eau de javel ====

__Avantages de l’eau de Javel :__ 
  *Mise en œuvre simple,
  *Coût de fonctionnement réduit
  *Régulation précise (pompe doseuse)

__Inconvénients de l’eau de Javel :__ 
  *Fait monter le pH (ne pas utiliser avec des eaux à tendance basique),
  *Nécessite des précautions lors des manipulations,
  *Demande une surveillance très régulière de la pompe doseuse : risque d’entartrage, notamment lorsque l’eau est calcaire,
  *Se dégrade rapidement avec la chaleur, les rayonnements solaires (U.V) et le temps

|**Ne jamais mélanger des solutions d’eau de Javel avec des chlorocyanurates ou un acide, cela donne immédiatement un important dégagement de gaz chlorés très irritant aussi appelé GAZ MOUTARDE**|

Pouvoir de chloration de l’eau de Javel
|**La javel possède 3.17 g de chlore libre par degré chlorométrique et par litre**|

Une eau de Javel à 48° contient donc 152g (1g = 1000mg) de chlore libre par litre.

Exemple : \\
Pour avoir 2.5 mg de chlore libre dans 100 m³ (100 000litres) avec de l’eau de Javel à 48°
Il faut : 0.0025 * 100 000 = 250 g de chlore libre,
Comme nous avons 152g par litre de Javel,
Il faut : 250/152 = 1.7 litres de Javel.

La formule de calcul serait donc \\
|**Q = C*V/(D*3.17)**|
Avec :\\
  * Q : Quantité de Javel (l)
  * C : concentration (mg/l)
  * V : volume du bassin (m3)
  * D : le degré chlorométrique (°)

Dans notre exemple : 2.5*100/(48*3.17)

==== X.6.2 Chlore gazeux ====

__Avantages du chlore gazeux :__ 
  *Favorise la formation d’acide hypochloreux (chlore actif) en abaissant le pH (chloration choc)
  *Mise en œuvre simple et pratique, réglage précis, entretien aisé (pas d’entartrage), grande autonomie
  *Distance stockage/point d’injection indifférente
  *Coût de fonctionnement réduit
  *Conserve son pouvoir oxydant dans le temps

__Inconvénients du chlore gazeux :__ 
  *Fait baisser le pH
  *Nécessite des précautions spécifiques pour le stockage et la manipulation des bouteilles,
  *Forme avec l’eau des composés sensibles aux rayons ultraviolets.
  *Investissement élevé
  *Nécessite une société externe pour la gestion des bouteilles et opération de maintenance sur hydro-injecteur

__Remarques :__ 
Pour éviter une règlementation assez lourde, il faut avoir (stockage compris) moins de 100 Kg de chlore. Pour cela on a le choix d’utiliser 2 bouteilles de 49 Kg ou 3 bouteilles de 30 Kg (2 en fonctionnement + 1 en réserve).

{{piscine:img_ref_pisc43.png?nolink}}

==== X.6.3 Di et trichloro ====

__Avantages du chlorocianurigues :__ 
  *Source de chlore résistante aux rayons ultraviolets,
  *Réductions des consommations de chlore en piscines de plein air,
  *Ralentissement de la formation des dérivés chlorés indésirables (chloramines, haloformes,..)
  *Entraine peu de variations de pH et modifie peu l’équilibre de l’eau
  *Produits solides stables, facile à manipuler et moins dangereux que les produits chlorés plus traditionnels

__Inconvénients du chlorocianurigues :__ 
  *Coût relativement élevé, d’où l’intérêt de bien maitriser la concentration en acide isocyanurique,
  *Dissolution lente des produits dans l’eau froide (à 25°C, AC (chlore actif) : 2g/l, ATCC (trichloroisocyanurate = chlore stabilité en galets) : 12g/l mais DCCNa (dichloroisocyanurate de sodium = chlore en poudre) : 250 g/l)
  *Nécessite de stocker les produits dans un endroit sec. En atmosphère humide, il y a risque de dégagement de chlore
  *Contrainte de fonctionnement pour maitriser la teneur en acide isocyanurique : apports d’eau neuve importants ou nécessite de manipuler deux produit
  *Renforcement de la surveillance de la qualité bactériologique de l’eau.
  *Précautions lors de la manipulation si utilisation d’un doseur de chlore (dégazage lors de l’ouverture)


===== X.7 NEUTRALISATION DU CHLORE =====

Il est possible de neutraliser le chlore, c’est-à-dire que l’on élimine le chlore quand par exemple il y en trop ou lorsqu’on veut vider le bassin sans qu’il y ait de chlore dans l’eau.

Ces produits sont : 
  *Le thiosulfate de sodium (hyposulfite de sodium) (le plus courant), produit en paillette, il faut mettre 0.5 Kg pour 100 m³ d’eau pour 1 mg/l de chlore libre (vérifier les donnés sur la notice d’utilisation),
  *Le bisulfite de sodium, produit liquide, en général 100ml pour réduire de 0.5 g/ml de chlore libre dans un volume d’eau de 100 m³. Le temps de contact est d’environ 30 minutes.


===== X.8 TRAITEMENT DES ALGUES =====

Si la piscine présente des traces d’algues c’est en principe qu’il a manqué à un moment ou à un autre du chlore ou éventuellement dû à une mauvaise diffusion (bouche de refoulement). \\ \\
Utilisation possible de sulfate de cuivre : attention avec les sondes de régulation et à ne pas utiliser avec les filtres à diatomées.
\\ \\

====== XI PH ======

===== XI.1 PRINCIPE =====

La pompe doseuse commandée par le régulateur du bassin, injecte un correcteur de pH dans le collecteur général.

===== XI.2 ENTRETIEN =====

Se reporter à la notice technique de la pompe doseuse.

===== XI.3 DÉFINITION =====

Le potentiel hydrogène ou pH caractérise la concentration d’une eau ou d’une solution aqueuse en ions H+.
L’échelle du pH varie de 0 à 14. Plus la valeur est petite plus elle est acide et à contrario si la valeur se rapproche de 14 alors on devient basique. Le pH neutre est 7.

Exemple : 
  *L’acide chlorhydrique a un pH =  0.5 environ,
  *Le vinaigre ou le jus de citron a un ph = 3.5 environ,
  *Liquide lacrymal à un ph = 7.3,
  *Soude caustique à un ph = 13

===== XI.4 RÉGLEMENTATION =====

|   **La règlementation impose que le pH soit compris entre \\ 6.9 et 7.7 (valeur comprise)**   |

{{piscine:img_ref_pisc44.png?nolink|}}

pH- : 
  *L’acide chlorhydrique (génère des chlorures ferriques qui oxyde l’inox),
  *L’acide sulfurique (rejette moins de chlorure ferrique mais il est plus cher que l’acide chlorhydrique),

pH+ : 
  *Soude caustique


===== XI.5 PRÉCAUTION D'EMPLOI =====

|   **Toujours verser de l’acide dans l’eau et jamais le contraire : \\ Risque de projection \\ \\ Ne jamais mélanger de l’acide avec un produit chloré : \\ GAZ MOUTARDE**   |

Éviter tout contact avec la peau et les yeux utilisation obligatoire de gants, tablier, masque et botte.

===== XI.6 UTILISATION =====

En général pour faire baisser le pH on utilise de l’acide chlorhydrique et pour le faire monter du carbonate de soude (soude caustique).

Il faut savoir que : 
  *La Javel dans l’eau fait augmenter le pH (utilisation d’acide),
  *Le chlore gazeux fait baisser le pH,
  *Chlore stabilisé (poudre ou galet) modifie que très peu le pH.

A titre d’information pour une normale (TAC compris entre 15 et 20°f). \\
Il faut ajouter (en acide chlorhydrique à 33%) pour arriver à un pH de 7.5 : 
  *1 litre lorsque le pH est à 7.7 pour 100m ³,
  *1.5 litres lorsque le pH est à 7.8 pour 100m ³,
  *1.8 litres lorsque le pH est à 7.9 pour 100m ³,
  *2.0 litres lorsque le pH est à 8.0 pour 100m ³,
  *2.4 litres lorsque le pH est à 8.1 pour 100m ³,
  *3.0 litres lorsque le pH est à 8.2 pour 100m ³,
  *4.2 litres lorsque le pH est à 8.4 pour 100m ³,
  *5.4 litres lorsque le pH est à 8.6 pour 100m ³,
\\ \\

====== XII STABILISANT ======

===== XII.1 PRINCIPE =====

Il existe trois solutions pour injecter le floculant :
  *Une pompe doseuse asservie à un régulateur et une sonde optique permettant de mesurer le stabilisant, cette solution est très chère, la sonde optique et le régulateur coûte 7000€,
  *Une pompe doseuse sans asservissement et sans mesure, avec une injection en continu, attention pas de régulation avec cette solution donc moins couteuse,
  *Installation d’un Dosatron sur le remplissage en eau de ville du bac tampon avec une vanne de by-pass afin de pouvoir faire des compléments en eau brute. Il est très important de bien dimensionner le Dosatron car sinon il y a des risques de dépasser la valeur règlementaire.


===== XII.2 ENTRETIEN =====

Se reporter à la notice technique de la pompe doseuse ou du Dosatron.


===== XII.3 DÉFINITION =====

Le stabilisant caractérise la concentration en acide cyanurique afin de protéger le chlore contre les rayonnements UV du soleil, et donc allonge sa rémanence (son action dans le temps). En effet, les UV peuvent avoir pour conséquence de doubler ou tripler la consommation du chlore. 

Le stabilisant n’est pas en lui-même désinfectant.
Le stabilisant ne se dégrade pas dans l’eau. Pour diminuer le taux de stabilisant, la seule solution est de vider partiellement la piscine et de renouveler l’eau pour déconcentrer. 
En règle générale, le renouvellement d’eau (l’évaporation, les lavages des filtres..) suffit généralement à maintenir le taux de stabilisant en dessous de la norme de saturation.


===== XII.4 RÉGLEMENTATION =====

En présence des stabilisants chlores dans l’eau, il faut maintenir une concentration plus élevée en chlore, l’élément stabilisant diminuant la teneur en chlore actif.
C’est ainsi que l’arrêté du 28 sept 1989 stipule que pour les eaux ne comprenant pas d’acide cyanurique, la teneur en chlore actif sera entre 0,4 et 1,4 mg/L alors que pour celles renfermant ce stabilisant la teneur en chlore disponible (chlore libre et chlore libre actif) sera au moins égale à 2 mg/L (sans toutefois dépasser 3mg/L).

|   **La règlementation impose que le stabilisant ne dépasse pas :\\ 75 ppm**   |

  *Taux de stabilisant idéal : La fonction de protection du chlore par le stabilisant n’est effective que si l’eau traitée présente une teneur en stabilisant de 20 à 30 mg/l (ou ppm).
  *Taux de stabilisant acceptable : 50 à 60 mg/L. Avec 50mg/l de stabilisant dans l’eau, il reste 70% de chlore disponible après  3 heures d’exposition au soleil alors qu’en l’absence de stabilisant de chlore, il en subsiste moins de 5%.
  *Taux de stabilisant > 70 mg/L = eau surstabilisée = Pouvoir désinfectant du chlore diminué. Il ne faut pas excéder 70 mg ou ppm de stabilisant par litre d’eau de piscine. Au-delà de cette concentration, il n’y a pas de danger mais cet excès va bloquer l’action du chlore et réduire fortement son efficacité.


===== XII.5 UTILISATION =====

Voir la notice du produit utilisé mais en général c’est entre 25 et 40 g/m³ d’eau.
\\ \\ \\

====== XIII RÉGULATION TRAITEMENT D'EAU ======


===== XIII.1 RÉGULATEUR AUTOMATIQUE =====

Il existe plusieurs types de régulation automatique de traitement d’eau. La majorité du temps nous installons des appareils ampérométrique avec sonde à membrane (voir Syclope EVASION ou Prominent DULCOMETER). Ce système impose à l’utilisateur d’effectuer des calibrations dans le temps car la membrane de la sonde s’use  et est remplacée généralement une fois par an minimum (opération délicate et coût d’environ  80€ + gel électrolyte). La dérive de la mesure peut survenir lorsqu’on utilise du stabilisant par exemple. Il arrive un temps ou le remplacement de la membrane ne suffit pas et ou il faut changer la sonde (coût d’environ 800€)
La régulation est de type proportionnel, ce qui permet d’éviter le surdosage de produits. 

Un autre type de régulateur existe, il s’agit de ceux fonctionnant avec une analyse colorimétrique (fonctionnant sur le même principe que les photomètres). L’analyse se fait en continue à l’aide de réactifs. Ce système ne nécessite pas de recalibrage dans le temps puisqu’il n’est pas soumis aux dérives de mesures qui surviennent sur les sondes ampérométriques des régulateurs vus précédemment, par contre il impose à l’utilisateur de recharger en réactifs la chambre de mesure (Coût d’environ 400€ / an). Ce système est principalement distribué par SWAN, et est plus cher que les analyseurs ampérométrique.


===== XIII.2 CHAMBRE DE MESURE =====

L’analyse de l’eau se fait en continue, par l’intermédiaire d’une chambre de mesure.
Nous distinguons 2 types de chambres de mesure :
  *Chambre universelle à eau perdue
  *Chambre sur retour gravitaire (brevet déposé par Syclope)

La chambre universelle  se branche au refoulement des pompes. On réalise un piquage avec pose de tube Rilsan jusqu’à la chambre de mesure (bien vérifier la présence d’une vanne à l’entrée de la chambre). La chambre de mesure étant équipée d’une sonde de pH, chlore et parfois température, les informations sont affichées en temps réel sur l’écran du régulateur.
La sortie est dite à eau perdue, cependant, il est possible de réinjecter l’eau dans un circuit sans pression (retours gravitaires si en dessous de la chambre ou plus communément dans le bac tampon. Le fait de laisser un écoulement en eau perdue permanent permet d’assurer plus aisément le renouvellement journalier règlementaire, cependant, lors de faibles fréquentation, c’est un gaspillage continu d’eau. Le débit peut varier mais est généralement compris entre 30 et 80 l/h selon la pression fournie par la pompe de filtration en amont.

La chambre de mesure sur retour gravitaire est souvent préférée parce qu’elle permet d’obtenir la mesure réelle du bassin, avant que cette eau ne soit mélangée avec les éventuels apports d’eau neuve dans le bac tampon.
 La chambre est montée en dérivation de la canalisation, et l’eau retourne dans la canalisation après analyse. Ce système nécessite une vitesse minimum pour assurer un débit suffisant dans la chambre de mesure permettant de renvoyer dans la canalisation. 

Les sondes de la chambre de mesure sont alimentées par le régulateur, et le régulateur et lui-même alimenté par l’armoire soit directement ou via une prise. Il est recommandé d’utiliser une boite de raccordement ne permettant pas de débrancher le régulateur afin qu’on ne puisse pas utiliser la prise pour brancher un appareil électroportatif ou autre trop puissant et faisant disjoncter l’installation. 


===== XIII.3 POMPES DOSEUSES =====

**Electromagnétique à membrane**

Communément nous installons  des pompes doseuses qui permettent d’injecter le produit à l’état liquide dans l’installation de filtration. Ces pompes sont généralement électromagnétiques à membrane. Chaque impulsion électrique produit une compression, aspirant le liquide et le refoulement vers la canalisation. Le réglage de la fréquence des impulsions permet de régler le débit de dosage. Ces pompes peuvent fonctionner en impulsionnel ou en 4-20 mA. 

**Péristaltique**

Il existe aussi des pompes péristaltiques, cependant nous ne les utilisons pas bien qu’elles soient proposés par certains fabricants, elles sont bien moins précise que les pompes électromagnétiques. L’aspiration se fait grâce à des galets qui écrasent un tube, créant ainsi la dépression nécessaire à aspirer le produit.

**Hydro-motrice proportionnelle** 

Ce système permet d’aspirer un débit de solution concentrée proportionnelle au débit d’eau circulant par l’appareil selon le pourcentage de concentration désiré. Il utilise la pression d’eau de ville comme force motrice, il fonctionne donc sans électricité et sans entretien.
Ce système est intéressant notamment lorsqu’il est nécessaire d’avoir une quantité fixe de produit dans l’eau (exemple : stabilisant) mais ne permet pas de faire de la régulation.
Le fabricant le plus connu pour ce type d’appareil est Dosatron.
	
__Chlore et pH__

Les pompes doseuses destinées à la régulation de pH et au chlore sont pilotées en commande externe par le régulateur, c’est-à-dire qu’il faut alimenter les pompes doseuses avec un câble de commande depuis le régulateur. De plus, tout comme le régulateur il faut prévoir une prise électrique ou boite de raccordement en 220V.


__Floculant__

Concernant l’injection de floculant, elle se fait en continue, asservie aux pompes de filtrations ou au débitmètre (recommandé afin de ne pas injecter de floculant lors des lavages de filtres, ou penser à éteindre la pompe pendant cette durée) cette pompe n’a donc aucune interaction avec l’analyseur/régulateur. 

__Stabilisant__

//Solution 1//

L’injection de stabilisant est asservie à une sonde de mesure spécifique spectroscopique, qui agit en tant que régulateur également puisqu’elle est équipée de sorties 4-20 mA permettant le pilotage de la pompe doseuse. Ce système est breveté par Syclope et ils sont les seuls à faire ce système là à notre connaissance.

//Solution 2//

La pompe doseuse est asservie aux impulsions du compteur d’eau de ville sur le réseau de remplissage automatique de l’installation, il ne s’agit donc pas d’une régulation mais d’un dosage continu en fonction du débit d’eau neuve. (Système proposé par Prominent)

//Solution 3//

Nous utilisons un doseur proportionnel type Dosatron (vu précédemment) sur l’arrivée d’eau de ville dédiée au circuit de filtration concerné. Prévoir bien sûr un disconnecteur ou clapet anti-retour pour s’assurer de la disconnection avec l’eau de ville non traitée. Le réglage est à effectuer une seule fois et permettra d’avoir une concentration de produit dans l’eau proportionnelle au débit d’eau ajouté dans le bac tampon.

__Neutralisant__

L’injection de neutralisant est très souvent située sur le rejet des eaux de lavage des filtres sur lequel nous installons un capteur de débit à palette, qui, lorsqu’il détecte le passage de l’eau, pilote la pompe doseuse correspondante. L’injection est réglée au maximum. Dans ce cas, tout comme le stabilisant ou le floculant, le régulateur n’intervient pas dans le fonctionnement de la pompe doseuse. 
\\ \\

====== XIV DECHLORAMINATEUR ======

Comme vu dans le chapitre dédié à la désinfection, la réaction chimique entre le chlore et les pollutions organiques azotées (sueurs, urines, salives…) produit des chloramines, cause directe des désagréments chez les baigneurs et le personnel des piscines (irritations, troubles respiratoires…) 

La règlementation impose un taux de chloramines < 0.6 mg/L

Une des solutions techniques pour se débarrasser de ces chloramines est l’utilisation d’un déchloraminateurs. Ce dernier est équipé de lampes à UV, qui détruisent les chloramines ainsi que d’autres bactéries dans l’eau qui circule à travers l’appareil.

Il existe 2 types de déchloraminateurs :
  *Moyenne pression (MP)
  *Basse pression (BP)

La technologie dite « moyenne pression » fourni un spectre lumineux polychromatique et serait adapté aux grands débits de filtration, alors que la basse pression n’est que monochromatique et convient a des installations plus petite (<100 m3/h selon BIO-UV).
Les lampes sont données pour une durée de fonctionnement (variable selon fabricant) et sont isolées de l’eau par des gaines en quartz.

//**Passer votre souris dessus pour voir la désignation**// \\ \\
{{piscine:img_ref_pisc45.png?nolink |Déchloraminateur MP (BIO UV)}}
{{piscine:img_ref_pisc46.png?nolink |Déchloraminateur BP (BIO-UV)}}
\\ \\ \\ \\ \\ \\ \\ \\ \\ \\ \\ \\ \\ \\

L’entrée et la sortie du MP sont en ligne alors que pour les  BP les piquages sont sur le côté de l’appareil (pertes de charges plus importantes). Dans tout les cas il est nécessaire de monter les appareils en bypass de la canalisation de refoulement du bassin (basse pression) et en ligne avec bypass pour les types moyenne pression.

Chaque appareil est équipé d’un coffret électrique déporté (attention à la distance maxi demandée par le fabricant entre l’armoire et l’appareil).
 Prévoir également une distance d’1 m libre autour du déchloraminateur pour faciliter la maintenance (changement des lampes et nettoyage des gaines quartz)

**__Régulation de l’appareil :__**

L’appareil peut fonctionner de 2 manières différentes :
  *Soit en régulant l’intensité lumineuse des lampes UV dans le temps
  *Soit en asservissant le déchloraminateur au régulateur de chlore

Dans le premier cas, la régulation de puissance est effectuée par l’appareil lui-même en fonction de la durée de fonctionnement des ampoules, le système est indépendant de l’installation de traitement d’eau.
Dans le deuxième cas, il faut être équipé d’un régulateur de chlore avec mesure du chlore total (pour pouvoir obtenir le taux de chloramines) on renvoi ensuite l’information sur une entrée 4-20 mA du déchloraminateur, et ce dernier régule la puissance des lampes en fonction.

Selon le service technique de BIO-UV,  il n’y a pas de meilleurs retours sur les installations fonctionnant avec la mesure des chloramines que celles fonctionnant en simple régulation de puissance, y compris pour la durée des ampoules (entre  1 et 2 ans selon fabricant et utilisation, parfois moins).

{{piscine:img_ref_pisc47.png?nolink|}}

__Exemple de raccordements de déchloraminateurs basse pression en bypass.__
\\ \\

====== XV BLOWER ======

Un blower (ou soufflante) est une pompe refoulant de l’air. Dans notre métier, il y a plusieurs applications :
  *Equipements aqua ludiques (banquettes bouillonnantes, buses de massages…)
  *Décolmatage des filtres à l’air 
  *Stripping dans les bacs tampons (injection d’air par le fond du bac pour oxygénation de l’eau)

Les blowers sont généralement construit en alliage d’aluminium. Chaque blower doit être équipé d’une soupape casse-vide, d’un filtre à l’aspiration, d’un manomètre.

En plus de ça, il est indispensable de faire une partie de la canalisation à la sortie du blower en PVC-C, acier galva (l’air refoulé étant chaud, du PVC pression serait déformé)
Compter à peu près 2 m de réseau.

Dans tout les cas il ne faut pas que l’eau du bassin, du bac tampon, ou du filtre ne reviennent dans le blower, c’est pourquoi il est indispensable de réaliser une crosse d’air s’élevant au dessus du niveau de l’eau. 
Si le refoulement d’air se fait sur une canalisation d’eau en pression (décolmatage des filtres, ou refoulement simultané eau/air) c’est à dire au refoulement d’une pompe, il faut prévoir un clapet anti-retour pour empêcher l’eau d’arriver au blower (la crosse d’air ne suffisant pas).

{{piscine:img_ref_pisc48.png?nolink|}}
\\ \\

====== XVI CHAUFFAGE ======

La plupart du temps nous utilisons des échangeurs à plaques, généralement en inox 316L ou bien en titane.

Prévoir pour chaque échangeur les équipements suivants : 

__Primaire :__ 
  *Deux vannes d’isolement, une en amont de l’échangeur et la deuxième en aval,
  *Une vanne trois voies de régulation,
  *Deux thermomètres avec plongeur laiton,
  *Deux sondes de températures avec doigts de gants en laiton,
  *Deux vannes réglages, une en aval de l’échangeur et la deuxième sur le by-pass de la vanne trois voies,
  *Réseau en tube acier noir et calorifugé.

__Secondaire :__ 
  *Une vanne de by-pass, si possible la vanne de by-pass sera une vanne à membrane, notamment jusqu’au Ø90. Au dessus cela est préférable, mais les vannes à membranes sont très coûteuses,
  *Deux vannes d’isolements (vannes boisseaux sphériques en PVC ou vannes papillon en inox 316L suivant le Ø) en amont et en aval de l’échangeur, 
  *Deux sondes de températures avec doigt de gant en inox, 
  *Deux thermomètres avec plongeur inox, 
  *Un aquastat de sécurité,
  *Un kit manomètre pour vérifier l’encrassement de l’échangeur,
  *Pompe spécifique pour le réseau (pas tout le temps),
  *Réseau en PVC-Chaleur Glynwed ou HTA.
  *Si possible un débitmètre à flotteur pour effectuer le réglage du débit 

**Voir ci-après le schéma de principe**

__Régulation :__

Généralement, l’échangeur fonctionne au primaire à température fixe, débit variable (montage de la vanne 3 voies en décharge inversée). Au secondaire le débit est fixe (réglage à effectuer manuellement à l’aide de la vanne de bypass).

{{piscine:img_ref_pisc49.png?nolink|}}

__Détail de raccordement d’échangeur de chauffage d’un bassin__
\\ \\

====== XVII NORMES BASSIN SPORTIF ======

Le document suivant porte sur les normes à respecter pour que les bassins sportifs soient homologués pour la course. Certains points ne nous concernent pas directement mais sont toujours bon à savoir, d’autres sont à savoir, comme l’implantation des lignes d’eau ou les températures d’eau à respecter.

{{  piscine:img_ref_pisc50.png?nolink  |}}

{{  piscine:img_ref_pisc51.png?nolink  |}}

{{  piscine:img_ref_pisc52.png?nolink  |}}

{{  piscine:img_ref_pisc53.png?nolink  |}}

{{  piscine:img_ref_pisc54.png?nolink  |}}

{{  piscine:img_ref_pisc55.png?nolink  |}}

====== XVIII OUTILS DE DIMENSIONNEMENT ======

__Outil de dimensionnement de canalisation PVC__

{{ :piscine:dimensionnement_hydraulique_piscine.rar |}}

======= XIX Contrôle journalier =======

{{ :piscine:recap_maintenance.docx | Recap. Maintenance (Word)}} \\
{{ :piscine:recap_maintenance.pdf | Recap. Maintenance (Pdf)}}


===== Consommation d’eau =====

  * Relever le compteur d’eau
  * Noté le nombre de personne ayant fréquenté le bassin
  * Vérifier que la consommation d’eau > 30l/baigneur idéalement 50l/baigneur

===== Contrôle de température =====

> Voir lot chauffage

===== Contrôle de la turbidité =====

>(visibilité du fon)

===== Contrôle paramètre chimique (x2 fois par jour) =====

  * **pH** compris entre 6.9 et 7.7 (valeur comprise) Pastille Red Phenol
  * **Chlore** non stabilisé :
    * Chlore actif 0.4 mg/l <= Chlore actif <= 1.4 mg/l

> (DPD1 = Chlore libre -> Chlore actif avec tableau de correspondance)

  * Chlore combiné <=0.6 ml/l : Chlore total – Chlore libre (DPD 3 + DPD1 – DPD1)

===== Vérification du débit =====

> Vérification du débit dans la zone conforme sur Débit mètre

===== Pédiluve =====

> nettoyage quotidien et vérification pastille chlore

===== Régulateur pH/Chlore =====

> Vérification écart entre valeur mesuré in situ et régulateur. Si écart important-> Recalibrer

======= Contrôle hebdomadaire =======

===== Préfiltre :  =====

> Nettoyage si nécessaire

===== Pompe :  =====

> Vérification du fonctionnement (bruit anormal)

===== Skimmer :  =====

Vérification panier

===== Pompe doseuse :  =====

> Vérifier encrassement crépine aspiration et refoulement

===== Filtration Lavage : =====

> Faire lavage si encrassement important (diminution du débit). Lavage de ce dernier au moins une fois par semaine

======= Contrôle annuel =======

===== Bassin :  =====

> Vidange et nettoyage 2 fois par an

===== Régulateur pH/Chlore =====

> Changement membrane (+ gel) de mesure 1 fois pas an

===== Equipement électrique :  =====

> Resserrage des raccordement électrique (personnel habilité)

=====  Armoire électrique :  =====

> Contrôle annuel du resserrage et d’échauffement des équipements (personnel habilité).

======= Sécurité =======

**Port des EPI obligatoire**

  * Lunette,
  * Tablier,
  * Gants
  * Chaussure de sécurité

**Risque chimique**

  * Ne rien déverser de produit dans les siphons de sol
  * **Toujours verser de l’acide dans l’eau et jamais le contraire :\\
Risque de projection**
  * **Ne jamais mélanger de l’acide avec un produit chloré :\\
GAZ MOUTARDE**

